Utilisation de l'orge en aviculture
De l'orge, des triticales ou du son dans l'aliment volailles, c'est possible.
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Dossier Aviculture
Un dossier sur l'aviculture en Algérie. Un dossier qui évoluera...
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Ab

 A L G E R I E   A V I C U L T U R E .

 

Le but de cette rubrique est d'apporter des éléments techniques pour les élevages. N'hésitez pas à nous faire part de vos réalisations et travaux.

 

AVICULTURE

VERS UNE REDYNAMISATION DU SECTEUR

djam.bel@voila.fr 6.08.2015

Rencontrant en ce début de mois d'août des producteurs puis le Conseil Interprofessionnel de l'Aviculture, le Ministre de l'Agriculture a souhaité une meilleure efficacité de la filière. Il a ainsi exprimé le souhait d'un « développement durable » de cette filière stratégique pour la fourniture de protéines animales aux ménages.

 

RATIONALISER L'ORGANISATION DES ELEVAGES AVICOLES

Par « développement durable », le Ministre entend notamment aller vers l'officialisation de l'activité de nombreux éleveurs. Souvent ceux-ci utilisent des serres comme poulailler et nombreux sont ceux qui agiraient dans le secteur informel.

Rendant compte de l'activité ministérielle, Amokrane H donne différentes informations dans le quotidien Horizon du 6 août. Il apparaît qu'une des contraintes rencontrées par les éleveurs concerne le prix de l'aliment pour volailles. Selon des éleveurs la suppression de la TVA sur le maïs et les tourteaux de soja importés profitent plus aux importateurs et fabricants d'aliments pour volailles qu'aux producteurs et consommateurs.

 

A ce propos les niveaux de prix sont un indicatif du rapport de force exercé par les intermédiaires. Les éleveurs cèdent actuellement leurs produits à 170 DA/kilo contre 360 DA/kilo concernant les bouchers.

 

Les producteurs réclament l'intervention des pouvoirs publics afin de les protéger des risques de baisse des prix.

 

REVENU DES AVICULTEURS, CERNER LES VRAIS PROBLEMES

 

Il est quelque peu étonnant que les aviculteurs réclament l'intervention des pouvoirs publics afin de protéger leur revenu sans même essayer de s'organiser. La puissance publique intervient déjà avec la suppression de la TVA sur l'aliment volailles. Par ailleurs, est-ce à l'Etat de s'occuper de ce dont se nourrissent les poules ? N'est ce pas le rôle de l'inter-profession ?

 

Comme noté plus haut, ce ne sont ni les éleveurs ni les conommateurs qui profitent de la baisse de la TVA sur les importations de maïs et tourteau de soja. On atteint là les limites de l'action de la puissance publique.

 

Aussi, il nous semble que c'est aux producteurs à s'organiser et accessoirement aux consommateurs de développer des AMAP. Aux producteurs à s'organiser en groupements de producteurs afin de produire leur propre aliment volaille. S'il y a une chose à demander aux pouvoirs publics, les représentants des éleveurs ont à demander au MADR de pouvoir bénéficier des mêmes avantages que les importateurs. Enoncée ainsi, cette proposition semble irréelle et bien ambitieuse vu les rapports de force actuels entre importateurs et éleveurs.

Mais n'est ce pas là la question centrale ? Si des groupements d'éleveurs organisés librement sur la base d'une adhésion volontaire à un tel programme de production d'aliments pour volailles, les marges des éleveurs seraient meilleures. Ainsi, la suppression de la TVA bénéficierait au plus grand nombre.

Il faut signaler qu'à l'étranger de tels groupements existent. Ils achètent une partie de la matière première aux céréaliers et assemblent dans leurs ateliers les différentes formules selon les besoins des élevages de poulets de chair ou de ponte. Lorsque de telles structures ont la taille suffisante, elles recrutent même des vétérinaires et techniciens qui assurent un appui technique au niveau des élevages des sociétaires.

Si M le Ministre souhaite réellement solutionner de façon « durable » la protection du revenu des aviculteurs, il doit encourager ce type de démarche. De tels groupements ont toute leur place à côté des fabricants privés d'aliments, des Cassap et des grossistes. Ainsi organisés, les producteurs permettraient de faire jouer une saine concurrence. L'ONAB pourrait apporter au départ une aide technique à de tels groupements.

 

De tels groupements pourraient également enrichir leur activité par des achats groupés de médicaments vétérinaires mais également par le développement de moyens pour la conservation des produits avicoles voire même la vente directe aux consommateurs et collectivités locales.

 

ALIMENT VOLAILLE, 100% IMPORTE

 

Arriver à un développement « durable » de la filière passe également par une réduction du poste des importations de maïs et de tourteaux de soja nécessaires à la confection de l'aliment pour volailles.

La production locale de maïs est insignifiante malgré les efforts de l'OAIC et l'ITGC. Cette culture réclame beaucoup d'eau. Outre la maîtrise de son itinéraire technique peu familier pour les agriculteurs, cette culture nécessite une irrigation de type goutte à goutte. Quant au soja, il est pratiquement inexistant localement.

 

Maïs et tourteaux de soja sont produits par des agriculteurs européens et américains au niveau d'exploitations agricoles à la forte productivité.

Produire ces matières premières localement nécessite une politique de subventions publiques qui risque d'être remise en cause dès 2020 par l'application intégrale de l'accord d'association DZ-UE et par une éventuelle signature de l'Algérie à l'OMC. Par ailleurs, les producteurs américains développent de fortes pressions afin de placer leur tourteau dans les pays du Maghreb. Un accord avec le Maroc existe déjà depuis plusieurs années . Cet accord a ruiné la jeune industrie locale de trituration de graines oléagineuses produites localement et a entraîné la baisse des superficies de tournesol et colza.

 

En effet, le tourteau de tournesol ou de colza peut être remplacé dans la fabrication d'aliments pour bétail par le tourteau de soja. Celui-ci, même importé, étant moins cher que le produit local, les importateurs marocains se sont détournés de la production locale. Celle-ci ne pouvait plus être subventionnée selon les termes de l'adhésion à l'OMC. La seule loi applicable devant être celle des forces du marché. Seule l'application d'une TVA est acceptée.

 

FILIERE AVICOLE, DES QUESTIONS CONJONCTURELLES ET STRUCTURELLE

 

Assurer un développement « durable » de la filière avicole nécessite donc des actions dans différentes directions1. La volonté du MADR d'arriver à ré-intégrer dans le giron de la filière les aviculteurs agissant dans l'informel est à saluer. De même que la volonté de développement les moyens de conservation des produits avicoles.

 

Comme dans de multiples filières agricoles, il s'agit de protéger les marges des aviculteurs. Cela en encourageant la mise en place de groupements de producteurs.

Par ailleurs, il s'agit de renforcer les capacités de production locale de substituts au maïs et au soja. L'orge, les triticales, la féverole, le tournesol et le colza peuvent permettre partiellement cette substitution. Des itinéraires adaptés2 peuvent permettre la réussite de ces cultures. L'utilisation d'enzymes agissant sur les facteurs anty-nutritionnels peut également permettre d'utiliser plus d'orge à la place de maïs.

Sur le plan du mode de consommation alimentaire, on ne peut laisser l'omelette frite prendre une place prépondérante aux dépends de la diète méditerranéenne (couscous aux légumes et pois-chiche, garantita, …) bien plus équilibrée du point de vue diététique.

 

L'amélioration de l'efficacité de la filière avicole passe donc par des mesures conjoncturelles mais également structurelles. Seule la combinaison des deux assurera la durabilité de la filière.

1 Nous n'avons nous pas abordé la question des souches de poulets actuellement utilisées localement.

2Voir nos précédents articles sur cette question.

 

BADREDDINE BENYOUCEF: CONTRE LA MALADIE DE NEW CASTLE INVESTIR DANS LA PREVENTION.

 

Badreddine BENYOUCEF est un agro-économiste qui connait bien la filière avicole tant en France qu'en Algérie. Et pour cause, il a eu à diriger des élevages des 2 côtés de la Méditerrannée. Nous lui avons demandé son avis suite au cheptel avicole récemment décimé à Sétif par cette peste aviaire.

 

 

Mr Benyoucef, qu'est ce que la maladie de NC et comment se manifeste-t-elle?

La maladie de Newcastle, appelée communément peste aviaire » est due à  virus  qui peut être à l’origine d’épizooties redoutables qui peuvent décimer des troupeaux entiers en un temps très court.  La sournoiserie du virus fait qu’il est très difficile à détecter et on à longtemps fait croire à la communauté scientifique qu’il s’agissait d’une banale bactérie facile à éradiquer.

Le virus naturel est véhiculé par les oiseaux migrateurs qui peuvent le transmettre aux troupeaux de volailles, qui si les pratiques avicoles ne sont pas saines, peut provoquer des dégâts incommensurables. Dans les pays développés on rencontre de moins en moins de peste aviaire car les troupeaux sont très protégés et les pratiques avicoles sont menées selon les normes admises par l’académie. Par contre, dans les pays où ces normes ne sont pas respectées, le virus trouve un terrain favorable pour son installation et sa propagation fulgurante.

 

Comment se transmet-elle?

On vient de voir que le virus est véhiculé en grande partie par les oiseaux migrateurs et dés lors qu’il y a une déficience quelconque dans un élevage intensif dit moderne, il y a de suite propagation. Précisons qu’il s’agit d’une épizootie qui est une maladie frappant, dans une région plus ou moins vaste, une espèce animale espèce animale ou un groupe d’espèce  dans son ensemble.

Heureusement pour notre pays que le risque sanitaire est nul pour l'Homme qui n'est pas censé être sensible au virus. Il n'a donc pas d'incidence importante sur la salubrité des produits de la volaille et des oeufs, pour la consommation humaine. Bien entendu les produits provenant d'un animal atteint de peste aviaire, sont de moindre qualité.

 

En Algérie, les mesures de prévention sont-elles suffisantes?

C’est là où justement le bât blesse dans notre pays. Lorsque les conditions d’élevage laissent à désirer, le virus trouve un environnement favorable pour son installation et sa propagation. Je parle des conditions d’élevage dans leur ensemble. Les bâtiments doivent être comme « intelligents », c'est-à-dire qu’ils doivent obéir au doigt et à l’œil de l’éleveur. Par exemple si la température augmente de 2°, on doit être en mesure d’abaisser la température en appuyant sur un simple bouton. Ce n’est pas hélas le cas en Algérie où les bâtiments sont construits en différents matériaux non adaptés. Mais, le facteur le plus important est la formation de l’éleveur. Un bon éleveur rompu aux techniques d’élevage doit détecter d’un simple coup d’œil, dès son entrée du bâtiment, ce qui ne va pas. Hélas, en Algérie, on voit  se disséminer des élevages quelque fois immenses et confiés à de simples ouvriers qui n’ont pas été familiarisés à l’élevage avicole. Très souvent, il s’agit de jeunes sans emploi qui résident dans la périphérie du bâtiment et qu’on embauche comme hommes de peine.

La conséquence de cela est justement une attaque imprévue de peste aviaire et autres fléaux bien plus dangereux qui peuvent atteindre l’homme et provoquer un risque sanitaire certain à la population.


 

Que préconisez vous?

Il suffit d’éliminer les causes à savoir commencer d’abord par une formation sérieuse des éleveurs.  En Algérie, on est devenus hélas les champions du mimétisme et très souvent des personnes étrangères à tout point de vue de l’élevage avicole, font des opérations sur une feuille blanche et s’imaginent milliardaires à foison. On devrait exiger au moins un diplôme de technicien pour autoriser une personne à s’installer comme éleveur avicole. J’ai un exemple édifiant à vous dévoiler : Lors d’un élevage de poulets de chair, la mortalité admise en cours d’élevage en France est de 2%. En Algérie, lorsque l’éleveur exhibe un taux de 15% on le sanctifie et on lui tresse des lauriers. Je ne sais si vous réalisez, sur 1000 poussins installés, il en perd 150 en cours d’élevage, je ne sais pas si vous réalisez la perte supportée !...

Il en est ainsi pour toutes les autres conditions de l’élevage. Tout est à l’avenant,  les systèmes de chauffage sont très souvent rudimentaires et on ne compte plus le nombre d’éleveurs asphyxiés ou les incendies de bâtiments par exemple. Sans parler des mesures prophylactiques qui ne sont pas du tout respectées et qui devraient constituer ; dans un pays où les normes sont respectées ; un véritable rempart contre toute attaque. C’est là un minimum à respecter.


Un dernier mot ?

Le chantier est ardu mais on devrait tout d’abord installer au plus vite des conditions draconiennes pour l’installation de nouveaux élevages. On devrait par exemple exiger, pour toute éligibilité à un prêt bancaire, que le propriétaire de l’éleveur doit être au moins technicien ou bien lui imposer qu’il en recrute un. Avec le chômage, on devrait même participer à offrir des postes d’emploi à des jeunes formés à grands frais et qui ne trouvent pas de travail.

Sans parler des normes d’installation d’élevage qui ne sont pas respectées en Algérie. On a même vu des élevages de poulets de chair dans des bâtiments destinés à l’habitation non finies et en plein centre ville !... C’est une aberration. Pour tout vous dire, la tache est immense et toute viabilité d’un élevage avicole doit répondre d’une manière drastique aux normes énoncées par la faculté et éviter ainsi que le désastre de Sétif se reproduise à l’avenir.  

Entretien réalisé le 6.6.2014

 

 

 

 

BADREDDINE BENYOUCEF: L'ELEVAGE DE CAILLES, UNE ACTIVITE FACILE A MAITRISER.

 

Badreddine BENYOUCEF est un agro-économiste qui possède une solide expérience de terrain et cela des deux côtés de la Méditerranée. Son expertise est plus qu'intéressante pour tout investisseur potentiel.

D. BELAID 27.05.2014

 

QUESTION  : Vous avez une grande expérience de l'aviculture, que pensez-vous de l'élevage de cailles comme moyen de proposer des activités pour jeunes chômeurs ?

Il y a des éleveurs qui se sont déjà lancés dans l'élevage de cailles, principalement en Kabylie. Effectivement, c'est une activité très facile à maîtriser et qui ne nécessite pas de gros moyens. C'est une réelle alternative au chômage des jeunes. Mais, il y a quelques contraintes que je pourrais développer si vous le désirez.


QUESTION  : Comment démarrer son élevage et notamment trouver des poussins ? Peut-on les produire soi-même? Que faut-il pour cela ?

L'élevage de cailles ne nécessite pas un très gros investissement. Les cages peuvent très facilement être fabriquées soi-même. Quelques sites proposent des kits de fabrication de cages et l'ensemble n'exige pas de très grands bâtiments comme pour l'élevage de la pondeuse par exemple. Un simple garage suffit amplement.

Pour le cheptel, rien de plus facile. Il y a déjà des éleveurs installés du côté de Bouira qui proposent des œufs fécondés à un prix très abordable. On peut ainsi acquérir une couveuse ou en fabriquer une et démarrer ainsi son propre élevage où l'on peut constituer un cheptel très rapidement. L'œuf de caille n'a besoin que de 16 à 17 jours de couvaison et les générations se succèdent à un rythme d'enfer. Une caille peut pondre jusqu’à 300 œufs par saison, je vous laisse le soin de constater que l’on peut détenir un cheptel important en un temps très court. Il faut juste penser à s'échanger les mâles entre éleveurs pour éviter ainsi le problème posé par la consanguinité.


QUESTION  : Que faut-il pour leur alimentation?

La caille n'est pas très exigeante. Elle affectionne un régime diversifié qui peut s'adapter à la réalité algérienne. Les aliments proposés en Algérie pour l'élevage des pondeuses peuvent convenir parfaitement. La première semaine, on peut se contenter du produit de démarrage du poussin chair. A titre indicatif, on peut emprunter un tableau qui résume les besoins nécessaires à l'alimentation d'une caille.

 

On remarque hélas que les éléments stratégiques qui rentrent dans la composition de la ration (blé-maïs-soja) sont les mêmes que pour les élevages de poules et que ces derniers ne sont pas produits en quantités suffisantes en Algérie.


QUESTION: Du point de vue sanitaire, quelles sont vos recommandation ?

La caille se distingue par un caractère rustique qui peut supporter des températures basses et qui ne nécessitent pas de bâtiments adaptés comme pour les poules pondeuses. On peut même démarrer l’élevage dans une simple volière.  

Le seul rempart contre les maladies est une hygiène irréprochable des locaux d’élevage. L’indication la plus probante est que l’on doit rien sentir de désagréable lorsqu’on pénètre dans l’élevage. Deux affections classiques de la caille et qui sont facilement détectables par l’éleveur lui-même. La première, le coryza est une affection des voies respiratoires. Les sujets atteints éternuent sans cesse et semblent vouloir dégager les voies respiratoires d’impuretés qui les obstruent. N’hésitez pas à isoler dans un premier temps les sujets malades et à les éliminer si le mal persiste.

La seconde est la plus classique et  se distingue par l’attaque d’une coccidie, c’est la coccidiose reconnaissable à des sujets qui semblent inertes et désintéressés par la vie sociale dans la cage. Des fientes liquides sont également un indicateur fiable. Le seul traitement connu à ce jour est à base d’antibiotiques et l’intervention d’un vétérinaire est indispensable. L’isolement des sujets atteints peut constituer un bon réflexe prophylactique.  

Mais, au risque de me répéter, le seul traitement consiste en une hygiène irréprochable. Je ne peux qu’apporter un conseil aux jeunes éleveurs qui doivent considérer le lieu d’élevage comme étant une chambre de leur habitation et faire le ménage régulièrement.


QUESTION: Un dernier mot pour quelqu'un qui souhaiterait démarrer ce type d'élevage.

On a vu que rien n’est plus simple que l’installation d’un élevage de cailles qui peut constituer une activité principale ou d’appoint. Une simple ménagère qui dispose d’une courette peut démarrer un élevage de cailles et espérer très rapidement des revenus conséquents. Il n’y a pas de très grandes contraintes si ce n’est l’acquisition d’une couveuse si on ne peut pas en réaliser soi-même.

Il existe une foultitude de sites spécialisés dans l’élevage de cailles qui proposent des conseils à toutes les étapes de l’activité.

La pratique est le seul enseignement que je conseille à un néophyte. 

QUESTION: Quels sont les contraintes dont vous aviez fait allusion ?

La première est inhérente au mode de consommation de l’Algérien et elle est consubstantielle à son pouvoir d’achat. La viande de caille comparée à la viande blanche est nettement plus chère. Lorsqu’une caille de 300 grammes est proposée aux environs de 200 ou 300 dinars on comprend de fait que la consommation de cailles ne peut intéresser l’algérien lambda qui se débat déjà dans des difficultés financières. On remarque d’ailleurs que les éleveurs de cailles réservent le plus souvent leur production à des hôtels et des restaurants huppés. De plus, la consommation de viande de caille n’est pas intégrée dans le modèle de consommation algérien.

La seconde est relative à l’alimentation de la caille qui est constituée principalement de céréales et chacun sait que l’Algérie importe bon an mal an pour plus de 70% de cette denrée si précieuse. On ne fera donc qu’aggraver la situation.

Quoique pour un éleveur entreprenant, il peut exister des alternatives non négligeables. Les issues de meuneries et les déchets végétaux divers (épluchures de légumes et autres, pains secs…), bien hachés peuvent constituer un sérieux complément et apporter une touche écolo à l’élevage.

Enfin, la troisième peut intervenir en aval de la production. Un éleveur consciencieux peut très vite se retrouver avec une quantité astronomique de cailles prêtes à rôtir. Il ne faudrait pas qu’il attende une telle éventualité pour constituer un circuit de commercialisation fiable. Le bouche à oreille est très souvent un précieux allié.

 

Cailles au Maroc.

www.youtube.com/watch?v=KSTH2t2EmQk

 

 

Conserves de cailles

Il est possible de réaliser des conserves de cailles en bocaux. Les bocaux doivent être mis à 116°C dans un autoclave pour stérilisation.

Les conserves sont un moyen pour valoriser son élevage de cailles, lapins, canards, ... Il est également possible de réaliser des conserves de légumes et des plats cuisinés.

 

www.youtube.com/watch?v=A-fFAlldDKM

 

 

 

Maroc coq modavic

Elevage étonnant de plein air. Les poules ont l'air de bien profiter de l'herbe. Le fait qu'elles suivent l'aviculteur montre qu'elles ont faim et veulent avoir des grains. L'idéal est de ne pas les faire courrir (pertes énergétiques). Il serait intéressant de voir ce que donne l'apport de fumier et une irrigation d'appoint pour favoriser la vie du sol (vers de terre, ...).

www.youtube.com/watch?v=yWaMlRXPBmw

 

 

Bulletin Infos Elevage N°7 * * * * 

Un article intéressant qui montre l'intérêt de la bentonite dans les élevage
de poulets de chair.  Son usage  permet des fientes  moins liquides.
L'ambiance de l'élevage est améliorée pour les animaux et pour l'éleveur.
www.minagri.dz/pdf/BMI/ITELV/Bulletin_Infos_Elevage_n07.pdf
L'utilisation de la bentonite comme additive alimen- taire est de plus en plus habituelle surtout chez les aviculteurs de l'ouest d'Algérie.

 

 

La marne un produit naturel dans le régime du poulet de chair

www.inst-elevage.asso.fr/jra/data/articles/000010.pdf
2Centre Universitaire el Tarf, 036000 Algérie ... certaines argiles comme la bentonite, la kaolinite, la sépiolite, la .... de volailles, se caractérisent par une période.

 

 

 

 

Un poulailler innovant dans le Bas-Rhin

Cette vidéo est intéressante pour au moins deux choses:

-les extracteurs d'air tournés vers des bassins d'eau qui permettent de réduire les odeurs pour ne pas géner le village,

-le chauffage qui utilise l'air des extracteurs d'air en hiver. Ainsi, l'air est préchauffé et cela permet des économies.

www.youtube.com/watch?v=0DZQGK61x5I

 

 

Abattoir volailles * * * *

الجزائر : الأخضر الدائم، انتاج اللحوم البيضاء و تربية

 

 

Excellent reportage:

- élevage de dindes (remarquez les extracteurs d'air),

- élevage de poulets de chair,

- abattoir moderne Alger

www.youtube.com/watch?v=eoUAIzfZMTU

 

 

 

تربية الدواجن في ولاية المسيلة‬‎ REPORTAGE APS

www.youtube.com/watch?v=qV0cA0JFh0I

 

 

Poulets de Loué de plein air

Remarquez comment les poulets peuvent sortir. Durée d'élevage 90 jours!!! Cela en fait des quantités supplémentaires d'aliments à avaler...

www.youtube.com/watch?v=qLQPi4zSSm0

 

 

Regard sur une ferme de Loué

www.youtube.com/watch?v=xzoMZw_FbJ8

 

 

 

POULET DE BRESSE AOP

 

4 mois d'élevage!!!

www.youtube.com/watch?v=iKj8vj8rFHo

 

 

Abdelkader Khider, gérant de AV Khider

Une réussite à la force des bras

 

Reportage réaliséSonia Dahbi le jour d'Algérie 16.07.2007

 

 16/07/07

 

Installée sur plus de 28 hectares dans les Hauts plateaux algériens, l’Eurl AV Khider Abdelkader est une entreprise spécialisée dans l’aviculture, particulièrement l’élevage et la reproduction de poulets de chair, et depuis 2004, l’élevage et la reproduction de dindes de chair, une première en Algérie. Abdelkader Khider, son gérant, est fier du parcours qu’il a effectué pour arriver, enfin, à récolter les fruits de son dur labeur.

 

«Ma société existe depuis 2002, mais j’ai commencé avec un registre du commerce individuel en 1985», nous confie-t-il. C’est grâce à la volonté de son initiateur, et ce, malgré les risques d’«avortement» qu’il a pu traverser, que ce projet a pu être mené à bien.

Des débuts difficiles

«Mes débuts, je les ai effectués avec l’un de mes frères dans les années 1970, à Staouéli, à la maison. Nous avions commencé l’activité avec l’élevage de 200 poussins de chair destinés à la consommation», raconte cet éleveur.

Au vu de l’ampleur que commençait à prendre l’activité, Abdelkader Khider eut l’idée de quitter Alger pour aller vers les Hauts plateaux pour y pratiquer l’élevage de poussins. «J’ai quitté Alger parce que les espaces d’activité se faisaient rares et le problème du foncier commençait déjà à surgir. Toutes les terres agricoles étaient envahies par le béton», poursuit-il.

Il s’établit, donc, avec son beau-père et se lance dans l’élevage de 2 000 poussins. «Nous nous sommes installés à Rebaîa, dans la wilaya de Médéa, en 1982. Je me suis installé comme éleveur sur un terrain dont j’ai hérité de ma famille. J’ai commencé petit à petit, avec 2 000 poussins puis 5 000, puis cela s’est agrandi au fur et à mesure», relate-t-il. Sur ces terrains vagues, il a dû creuser un puits pour en exploiter l’eau et faire venir les services concernés pour lui installer l’électricité. «En 1985, j’ai fait construire des bâtiments d’élevage. Cinq en tout. J’ai fait tout ça seul, sans l’aide de ma famille»,

révèle-t-il. Un bâtiment était réservé aux poules pondeuses, les quatre autres à l’élevage de la dinde de chair destinée à la consommation. «C’est à ce moment-là que l’idée m’est venue de lancer la reproduction de poulets de chair, mais j’ai échoué», avouera-t-il. A l’époque, il était très difficile de réaliser cette activité. «Le secteur étatique étant prédominant, le privé n’avait pas le droit à ce type d’activité. Le monopole de la reproduction des poulets de chair était le monopole de l’Etat», explique-t-il. Nul n’était autorisé à se faire délivrer un agrément pour l’élevage de poulets. Tous les éleveurs se trouvaient dans l’obligation d’acheter le surplus de production des offices d’aviculture de l’Etat, tel que l’ex-ORAC. «En fait, je me procurais des poussins reproducteurs de 8 à 15 semaines, élevés dans les centres avicoles du secteur étatique. Les excédents étaient mis en vente par l’Etat qui avait une capacité de mise en production limitée de 8 à 9 000 poussins reproducteurs, alors qu’il ramenait 10 000. Ne pouvant donc tous les mettre dans les bâtiments d’élevage, il les revendait, ce qui m’a incité à acheter ces excédents», renseigne-t-il. Et c’est comme cela que Abdelkader Khider, fait son entrée dans le monde de la reproduction du poulet de chair.

 

Une expérience hors du commun

Mis devant une conjoncture de fait, qui n’était pas pour lui faciliter l’existence, Abdelkader Khider tenta une expérience hors du commun.

Voyant qu’il ne pouvait pas avoir accès aux poulets reproducteurs appelés dans le jargon les parentaux, il essaya, tant bien que mal, de créer ses propres reproducteurs, sélectionnés à partir de la descendance, à savoir des poulets de chair. «Comme c’est le domaine de la génétique, j’ai échoué», reconnaît-il. En fait, il a tenté de créer sa propre reproduction à partir du poulet de chair.

«C’était puéril de ma part», avoue-t-il. Mais dans le contexte de l’époque cela se tenait «vu que tout était fermé, on n’avait pas accès à toutes les informations qui existent de nos jours. Aujourd’hui, je n’aurai jamais tenté une telle expérience parce que j’ai d’autres connaissances beaucoup plus riches», considère cet éleveur.

A la période qui suit, 1986-1987, il commence le couvoir, c’est-à-dire, qu’il a installé un établissement d’incubation pour y mettre à l’intérieur des œufs à couver qu’il produisait lui-même. «J’ai donc ajouté un couvoir dans les autres bâtiments que je possédais déjà dans la wilaya de Médéa. Cela a très bien marché», poursuit-il.

 

La dimension familiale commence à prendre forme

L’Eurl AV Khider est vraiment une société familiale. Tout le monde y est impliqué. «Comme mes enfants étaient en core petits, mon frère s’occupait de l’élevage de reproducteurs, ma femme du couvoir et des poules pondeuses et moi, je me chargeais de la distribution des produits ainsi que de l’approvisionnement en matières premières», dira-t-il. C’est comme cela que commençait à se constituer le noyau de l’entreprise familiae. «Je tiens à rendre un hommage particulier à ma femme, qui sans elle, je n’aurais jamais pu réaliser le projet de ma vie», tient-il à souligner.

Au moment où tout se mettait sur rails, un événement inattendu a tout fait basculer. Au début de l’année 1990, la situation sécuritaire s’est dégradée. Le terrorisme est apparu. «J’ai dû tout abandonner en 1993, et j’ai recommencé tout à zéro. Tout ce que

j’avais construit à Médéa, je l’ai laissé tomber pour aller m’installer ailleurs», dira notre interlocuteur l’air un peu navré.

En 1993, donc, il prend son courage à deux mains et reprend ses activités, ici même à Aïn Oussera, dans la wilaya de Djelfa. «J’ai réalisé des forages pour les puits, j’ai construit un bâtiment et j’ai loué d’autres bâtiments ailleurs, pour remettre sur pied toute l’activité, à savoir la reproduction de poulets de chair, c’est-à-dire les parents des poulets de chair. J’ai financé moi-même l’installation électricique du site et j’y ai planté des arbres fruitiers pour contrecarrer les vents de sable, très nombreux dans la région», précise-t-il. Comme c’est une zone à forte présence de vents de sable, il est obligé de protéger ses bâtiments, donc au lieu d’arbres communs, il y a planté des pommiers. J’ai repris tout, patiemment, avec un pincement au cœur», relatera-t-il, non sans émotion.

 

Une reprise à zéro en deux étapes

Dans une première étape, Abdelkader Khider a d’abord acquis 28 hectares de terrain dans ce site situé à Aïn Oussera. Acheté auprès d’un particulier, il entreprend les formalités auprès des services concernés (commune, daïra et wilaya). «Le prix du terrain était raisonnable», précise-t-il. Le développement de son activité se fait grandissant. Chaque année, elle s’accroît. Ce travailleur infatigable a commencé avec un seul bâtiment ensuite il en a construit plusieurs autres. Pour avoir une disponibilité de poussins à la vente toute l’année, il est impossible de travailler avec un seul bâtiment, il faut posséder quatre bâtiments au minimum pour pouvoir les mettre en place tous les 3 ou 4 mois, et ce, pour pouvoir proposer sur le marché une offre régulière. Le gérant de

AV Khider a donc commencé par un bâtiment, puis deux, trois, quatre, pour enfin arriver aujourd’hui, sur ce site, à six bâtiments.

Dans une seconde étape, il a éprouvé la nécessité d’être plus autonome sur le plan de l’alimentation de la volaille. Il faut comprendre que dans cette activité, l’alimentation représente à elle seule 90% des charges d’élevage, ce qui mobilise un budget important. Il a donc décidé de produire ses propres aliments. Dans un premier temps, il s’est associé avec des tiers, dans une petite entreprise de fabrication d’aliments pour bétail. Dans un second temps, il a acheté un autre centre et a agrandi sa superficie d’élevage et ce, dans le but de réaliser à part un site d’élevage et un site de production dans le but de séparer le site d’élevage du site de production. Pour des raisons purement sanitaires, on ne peut pas mélanger des usages différents sur un seul site. Ce n’est pas recommandé sur le plan de la sécurité sanitaire.

En l’an 2000, Abdelkader Khider quitte ses associés pour monter sa propre usine d’aliments pour volaille parce que ses besoins devenaient de plus en plus grands. Il avait, déjà, suffisamment d’élevage pour rentabiliser la production d’une usine à lui tout seul. Après quoi, il a agrandi son couvoir pour qu’il réponde aux normes européennes et internationaales, et changer les machines pour de plus modernes et plus sophistiquées, alors qu’à ses débuts, le couvoir était traditionnel. Ces normes exigent d’instaurer un sens unique en séparant la salle d’incubation de la salle d’éclosion.

Une fois cette phase de développement de la reproduction du poulet de chair terminée, il a voulu passer à une seconde phase un peu plus

compliquée : celle de produire des dindonneaux de chair – jusqu’alors importés à 100% – c’est-à-dire à mettre en place une reproduction de dindes de chair. Ce qui d’ailleurs, ne se faisait pas encore en Algérie.

 

Une reproduction de dindes de chair décriée

Quand il a voulu se lancer dans la reproduction de dindes de chair, ses partenaires européens ne cessaient de lui dire que ce n’était pas possible, que c’était irréalisable, surtout en Afrique du Nord, tout particulièrement en Algérie. En fait, ils s’appuyaient sur un cas malheureux d’échec de mise en place de reproduction de dindes dans la région de Médéa. Cela a été un échec cuisant, malheureusement.

Pendant 2 ou 3 ans, Abdelkader Khider et ciollaborateur-vétérinaire, qui le suit depuis le début, se sont concertés avant de se lancer dans la reproduction de dindes. «Nous en avons discuté longuement. Nous avons bien réfléchi et sommes arrivés à la conclusion suivante : il fallait, de toutes les manières, franchir d’abord des étapes techniques à notre niveau, car c’est une production qui demande une certaine technicité et une certaine rigueur dans le travail. Nous nous sommes mis d’accord pour mettre au point la machine de production de poulets de chair aux normes européennes. Nous nous sommes dit qu’une fois que franchi cette étape, nous pourrons raisonnablement envisager de passer à une autre, un peu plus compliquée, la reproduction de dindes», dira-t-il.

La décision finale a été prise de façon concertée en 2003. La première étape consistait à prendre contact avec un sélectionneur européen, qui vend les poussins, futurs reproducteurs de dindes. «Nous avons tout fait pour le convaincre du sérieux de notre projet pour qu’il puisse nous les livrer. Nous lui avons présenté des arguments sérieux qui ont penché en notre faveur. Ceux qui s’opposaient, en fait, ce sont les clients du sélectionneur. Lui ne voyait aucun inconvénient à développer son marché», relate-t-il. Ses clients l’empêchaient de vendre en Afrique du Nord, où le marché est naturel. L’Algérie était, ce que l’on appelle en France, un marché de dégagement, c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’ils ont un excédent dans leur production, ils le vendent en Algérie ou au Maroc.

 

Le défi relevé

«Donc, une fois que nous avons pris cette décision et après l’avoir convaincu, nous avons discuté avec lui des étapes à suivre pour lancer la reproduction de dindes», développe-t-il.

La première étape que Abdelkader Khider s’est fixé, c’est d’aller visiter des sites en France, en compagnie de son fils et du vétérinaire. Une fois sur place, «nous observions attentivement ; nous notions toutes les contraintes rencontrées et tous les facteurs à réunir pour pouvoir commencer l’activité sans obstacles. Après chaque visite, nous faisions des

debriefings et analysions au mieux la situation pour voir ce que nous devions faire afin de pouvoir se lancer, avec des chances de succès, dans cette activité», confie-t-il. Le premier aspect que l’équipe de Khider a tenu à mettre en avant est le côté sanitaire, qui, dans cette activité, est primordial. «Nous avions d’abord procédé à l’acquisition d’un site assez éloigné, mais suffisamment proche pour pouvoir être présent en permanence et sur l’un et sur l’autre, en cette phase de démarrage», dit-il.

L’Eurl AV Khider a commencé à réaliser un premier bâtiment équipé de douches pour l’hygiène du personnel. «A ce moment-là, nous avions commencé à réfléchir à la manière de concevoir des bâtiments spécifiques à l’entreprise. Les bâtiments ont été conçus et construits selon nos spécificités, tout en restant dans les normes et les exigences européennes. Nous avons construit un premier bâtiment qui a servi de poussinière ensuite nous avons construit un autre, assez spécial, pour la production. Nous l’avons construit différemment de ceux qui existent en Europe, en changeant les systèmes de fonctionnement et en tenant compte des conditions climatiques de la zone où nous nous sommes établis. Ici, les pics de température atteignent 50° C, les vents de sable sont fréquents et en même temps le climat est très sec. C’est pour cette raison que nous avons décidé de réaliser des bâtiments spécifiques répondant aux données de cette zone», souligne-t-il.

 

Une insémination artificielle réussie

«On nous avait dit que la reproduction de dindes est impossible à réaliser dans les zones chaudes. Donc pour y parvenir, nous avons réuni tous les moyens pour isoler les bâtiments, comme des chambres froides, qui ne chauffent pas en été et qui ne se refroidissent pas en hiver», soutient-il.

Un deuxième écueil leur restait à passer, celui de l’insémination artificielle. «En fait nous sommes devant un cas de dimorphisme sexuel où la femelle est petite et le mal géant, il a des gènes de gigantisme. Pourquoi ? Parce que l’on veut faire des dindonneaux qui ont une croissance rapide, donc qui font beaucoup de viande rapidement, autrement dit, qui transforme bien l’aliment. Si l’on produit une femelle et un mâle gros, la femelle grosse ne pond pas beaucoup, donc ce n’est pas rentable. Alors on opte pour une femelle de petite morphologie pour bien pondre, qui fait beaucoup de poussins, et un mâle gros pour que les poussins qui naissent grossissent plus vite. Du fait de cette contrainte, il fallait faire de l’insémination artificielle. Il ne peut y avoir accouplement naturel», explique cet éleveur averti.

Début 2004, plus particulièrement au sujet de ce contretemps, on avait demandé à nos partenaires de désigner deux personnes à former en insémination artificielle, en France. «Nous avons bien réfléchi et nous avons établi les contraintes que cela pouvait nous poser, entre autres le risque que les personnes désignées partent et ne reviennent plus. Autre problème : la formation pouvait nous coûter beaucoup trop cher. Alors nous nous sommes concertés et nous avons préféré faire appel à un spécialiste français ou européen qui sera totalement pris en charge en Algérie afin de former nos agents aux techniques de l’insémination artificielle. Et nous avons décidé également que cette formation ne sera pas destinée uniquement à des universitaires, tels que des agronomes ou des vétérinaires, mais aussi, à des ouvriers, pour que cela soit un acte quotidien et non pas un acte spécifique», affirme-t-il. Le sélectionneur a bien compris leur sollicitude, et a tout mis en œuvre pour que cela puisse aboutir. «Il nous a orientés vers la personne souhaitée pour qu’elle nous aide techniquement à démarrer d’un bon pied la reproduction de dindes de chair et à maitriser l’insémination artificielle qui nous aidera à bien gérer notre élevage. Nous avons été assistés de bout en bout par le sélectionneur. Le contrat que nous avons signé avec lui, il l’a honoré», ajoute-t-il fièrement.

Le 28 novembre 2004, AV Khider a réussi à mettre au monde le premier poussin de dinde algérien par insémination artificielle.

A partir de là, il a agrandi ce créneau comme il l’avait fait pour la reproduction de poulets de chair. Il a mis en place un grand couvoir spécialement conçu pour la reproduction de dindes, le premier et unique  en son genre en Algérie, tout en développant l’élevage en parallèle.

Lorsque cet éleveur s’est lancé dans la reproduction de dindes de chair, le marché de la consommation s’est, lui aussi, développé. La qualité des produits importés s’est améliorée. Il est, de ce fait, devenu un concurrent redoutable des Européens. Il a commencé à concurrencer les Européens qui livraient 100% de poussins de dindes à l’Algérie. «J’ai pris une part du marché et cela a dérangé de nombreux intérêts», déclare-t-il. Pour faire face à cette situation, ils ont dû améliorer la qualité des dindonneaux qu’ils expédiaient en Algérie. Ensuite les prix ont commencé à baisser jusqu’à plus de 50%. Depuis, de nombreux éleveurs se sont, eux aussi, intéressés à l’activité. Au cours de cette année 2007, nombre d’entre eux ont mis en place la reproduction de dindes de chair. En 2008, ils commenceront la production, maintenant, ils sont en élevage, pendant 9 mois (un cycle à respecter).

 

La levée des barrières avec l’UE mal vécue

Au moment où l’Algérie signait les accords avec l’Union européenne, tous les dindonneaux importés d’Europe étaient exonérés des taxes douanières. «Cela me posait problème parce que je ne pouvais pas baisser mes prix, j’ai des coûts de revient fixes. Je paye la TVA alors que les Européens, qui étaient mes concurrents lorsqu’ils exportaient, étaient, eux, subventionnés», avance-t-il. Les poussins de dindes, exportés vers l’Algérie, étaient subventionnés par l’Union européenne, et en même temps exonérés des droits de douanes, en application de l’accord avec l’Union européenne. Cela devenait de plus en plus dur pour Abdelkader Khider, surtout qu’il était en début d’investissement.

Les exportateurs européens ont, par la suite, essayé de noyer le marché algérien, en expédiant de grosses quantités de dindonneaux, pour tenter à tout prix, de lui créer des difficultés financières.

«En 2005, l’Algérie a importé 5 millions de dindonneaux, alors que 2 ans aupravant le marché absorbait un million de dindonneaux», dira-t-il à titre illustratif. L’offre a été multipliée par 3,5. Cette situation a été le premier choc reçu par cet éleveur. Le deuxième choc est survenu l’année suivante, en 2006, avec l’épidémie de la grippe aviaire, qui a touché pratiquement toute la profession. Cela c’est traduit par une mévente totale pour tout le secteur de l’aviculture.

 

Un travailleur infatigable

Membre du bureau de l’Association nationale de la filière avicole, créée suite à la crise de la grippe aviaire, Abdelkader Khider ne cesse de mener son combat pour défendre son point de vue sur l’évolution de la profession et les contraintes rencontrées sur le terrain.

Du haut de ses 54 ans, il est un mari, un père et un grand-père attentif aux besoins de sa famille. Il voyage énormément avec sa femme, en Algérie et à travers le monde, pour rattraper le temps investi dans le travail et l’éducation de leurs neuf enfants.  S. D.

 

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L'auteur de ce site est un ingénieur agronome ayant travaillé sur le terrain en Algérie (Batna) et en France (Oise). Passionné d'agronomie et d'une curiosité insatiable, il se propose d'être un "passeur de savoir".

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