Portrait de Haouès Charki (Coopsel de Sétif).

Mr.Omar Terrah, PDG de FAMAG


 

La société FAMAG est spécialisée dans la commercialisation et la fabrication des matériels agricoles. Son PDG M. Omar Terrah nous parle, dans cet entretien, de son challenge, celui d’offrir à l’Algérie la possibilité de fabriquer son propre tracteur avec un taux d’intégration le plus haut possible. Il plaide dans pour plus de liberté et de facilitations à l’égard des opérateurs qui sont dans la fabrication de produits finis pour faire basculer l’Algérie de la catégorie d’importateur net à celui de producteur.

Crésus : Commençons par un petit historique concernant votre parcours. Dites-nous aussi comment vous est venue l’idée de faire la machine agricole ?

Omar Terrah : J’ai obtenu mon baccalauréat à l’âge de 19 ans, en 1975. J’ai bénéficié d’une bourse d’études aux Etats-Unis d’Amérique pour faire ingéniorat en génie mécanique. Je suis parti et j’ai préparé mon ingéniorat à l’université de Pennsylvanie. A la fin de la formation, j’ai décidé de rentrer au pays. En arrivant, j’ai tout de suite été embauché à la Sonacome de Sidi Bel-Abbès, dans le complexe machinisme agricole. C’est là où j’ai commencé à apprendre ce qu’est le machinisme agricole. Le complexe était créé pour fabriquer plus de 33 produits. Il y avait le matériel de récolte (les moissonneuses-batteuses, les ramasseuses presse, le matériel de semis, de fertilisation, etc.). C’était le début de l’apprentissage du produit d’abord et puis de la gestion. A la fin de l’année 1989, j’ai décidé de quitter le secteur public et de me mettre à mon compte. J’ai créé ma première société en 1990, une société de rénovation du matériel agricole et spécialement des tracteurs. Il y avait la présence d’une grande ferraille dans toutes les fermes agricoles algériennes. J’ai donc créé une petite unité d’une vingtaine de personnes que je gérais. Elle s’occupe d’acheter du matériel d’occasion, des tracteurs, de les rénover et de les revendre ensuite sous garantie. 

 

Il vous a fallu un fonds pour réaliser tout ça avec 20 personnes…

Un petit fonds, oui. On n’a pas démarré avec 20 personnes mais on est arrivé à 20 personnes. C’est l’argent qui crée l’argent. J’ai toujours agi Step by Step. Voilà un peu comment j’ai commencé ma carrière professionnelle.

 

L’expérience a réussi ?

Il y avait une ferraille énorme à l’échelle nationale. Et puis je suis passé à l’échange-standard : c’est-à-dire que le client n’attend pas. Il ramène sa machine ou son tracteur en panne et il repart tout de suite avec un moteur ou un tracteur déjà rénové. Et ça marchait. Lorsque j’ai quitté l’entreprise PMA - à l’époque j’étais directeur central chargé du développement – d’autres directeurs centraux ont quitté en même temps que moi pour aller faire leur expérience à part. en 1996, on s’est retrouvé tous les cinq et on s’est mis d’accord pour créer une autre PMA. L’idée était de rénover les moissonneuses-batteuses qu’il y avait en Algérie. On voulait un petit partenariat avec l’entreprise allemande Claas. On a expliqué le projet. On leur a expliqué qu’on allait reprendre toutes les moissonneuses-batteuses qui sont sur le marché mais qui ne travaillaient pas pour les lancer en rénovation et les remettre en l’état. On a signé une convention avec les Allemands pour la réparation des moissonneuses-batteuses et on recevait la pièce de rechange originale pour la réparation des machines. On avait commencé dans la rénovation avec les Allemands avec l’idée d’aller vers une représentation commerciale. Même cela ne nous intéressait pas autant que la production et la rénovation parce que nous venons des entreprises publiques qui étaient de vraies écoles où on avait appris beaucoup de choses. A l’université, j’ai appris la théorie, mais chez Sonacome on apprend beaucoup de choses. Avec les Allemands, on n’était pas dans la même stratégie. Eux cherchaient des Algériens compétents mais pour le business et la commercialisation et nous on cherchait un partenaire pour la production. En 2003, c’est le divorce entre notre société et les Allemands. 

 

Pourquoi ?

Parce que Claas a racheté la société Renault-vert qui produisait les tracteurs agricoles. En la rachetant, Claas a exigé de tout son réseau mondial de commercialiser la marque Renault tracteurs. Nous n’avons pas accepté et c’est le motif de notre divorce. Mais lorsque Claas a racheté Renault-vert, celle-ci était en joint-venture avec la société ITL qui fabrique les tracteurs Sonalika. ITL et les Allemands n’étaient pas tout à fait d’accord. Les Allemands étaient toujours intéressés de faire du business rapidement alors que les Indiens d’ITL avaient d’autres idées. Il y a eu divorce entre les deux. Le divorce entre Claas et Famag et celui de Claas avec Sonalika a amené les Indiens à prendre attache avec nous pour nous demander s’il n’y avait pas possibilité de travailler ensemble. J’ai pris un billet d’avion et je me suis déplacé chez eux. Sur place, je leur ai dit que s’ils voulaient travailler avec Famag, il faut aller vers la production et que s’ils étaient prêts à produire le tracteur de marque Sonalika en Algérie ils sont les bienvenus et qu’on pouvait commencer tout de suite. Mais s’ils voulaient faire du business et vendre leur tracteur en Algérie, alors il faudra chercher ailleurs. Ces propos je les ai tenus en 2003 parce que nous avons été élevés avec l’esprit de production. On est tous des nationalistes, mais je crois que le plus important c’est d’être producteur. C’est l’atout du groupe Famag qui est né dans la production. Alors sur cette base, les Indiens ont dit oui. Mais j’ai fait signer la société ITL qui fabrique le tracteur de marque Sonalika un engagement pour aller produire le tracteur de marque Sonalika en Algérie. 

 

DE LA PRODUCTION A L’INTEGRATION

Vous avez signé un joint-venture ?

Non. Pour le moment, on a signé un contrat. Pour la joint-venture, il faut bien se connaître mutuellement. On a commencé l’exercice 1. Puisqu’on a décidé tous les deux d’aller vers la production d’un tracteur algérien de marque Sonalika, il fallait se mettre au travail. Comment ? Il fallait prendre leur tracteur fabriqué en Inde et le faire travailler en Algérie.

 

Il est adaptable au contexte algérien ?

Il s’agissait de prendre leur tracteur et de le mettre sur un terrain agricole algérien et de le suivre.  On a donc commencé par importer douze (12) tracteurs de marque Sonalika en avril 2004. On a placé le premier tracteur chez un client à Constantine. Puis on a placé d’autres à Alger et à l’Ouest du pays jusqu’à placer les douze unités. On a commencé le suivi. Il fallait faire les changements et les développements en fonction des réclamations. Le suivi a continué à être fait jusqu’à 2017. En termes de vente, l’évolution était exponentielle. De douze, la première année, on est passé à 24 en 2005, puis à 50 en 2006. Il fallait tenir bon car les quantités n’étaient pas importantes. En 2015, on était leaders du marché avec plus de 5000 tracteurs vendus. Aujourd’hui, nous avons plus de 30 000 tracteurs qui labourent les terres algériennes, à peu près 30% du parc national depuis l’indépendance. Il fallait donc d’abord développer le tracteur et chercher le produit qui réponde aux exigences du fellah algérien ni plus ni moins.

 

Mais la production existe

J’y arrive. C’est, si vous voulez, pour nous, la phase principale, à savoir l’étude du produit. Maintenant, au sujet de la concurrence, on a vu avec les divers partenaires du producteur national, que ce soit avec les Italiens ou les Américains, il n’y a pas de montée en puissance. C’est une évolution en dents de scie. Le plus important c’est comment monter en cadence et sans recul. Aujourd’hui, on voit les tracteurs Sonalika sur les routes et dans les champs en train de labourer, de Tlemcen à Annaba et jusqu’à l’intérieur du pays et même dans  le sud. On les voit parce qu’il fallait concevoir un produit qui réponde à la demande et c’est désormais chose faite. La deuxième phase, c’est l’intégration. On ne peut pas intégrer un produit qui n’est pas demandé. Il fallait d’abord confirmer que le produit est demandé et accepté. Aujourd’hui, Famag est depuis six ans dans l’intégration. On avait toujours acheté les tracteurs démontés. Et ce n’est pas du SKD. C’est du Completely Knock Down (CKD), à part le moteur que j’achète monté parce que, croyez-moi, il est fabriqué dans un laboratoire. Personnellement, je ne pourrai jamais faire cet investissement parce qu’il faut faire de la quantité. Le moteur coûte cher et on l’achète en bloc. La preuve est que sur les 30 000 tracteurs qu’on a importés, on n’a jamais eu de problème avec le moteur. Tout le reste du moteur est monté chez nous. De la deuxième phase on est passé à la chaîne de peinture. Aujourd’hui, Famag peint les châssis des tracteurs. On avait une ligne de montage de l’essieu avant.  On a une autre ligne où on prend le moteur avec l’essieu avant. Ensuite, une autre ligne pour le montage de la boîte à vitesses. Et une autre ligne pour le montage des ponts arrière. Toutes ces lignes versent dans la ligne principale du châssis. Ce sont des lignes synchronisées et qui sont aux normes internationales. 

 

Ce sont des investissements qui sont quand même chers

Non, cela ne coûte pas cher. Mais je me compare à mon concurrent. Donc la dernière ligne, c’est celle de l’habillage. On ne peint pas la tôlerie. Un tracteur a seulement quatre pièces de tôlerie dans le tracteur et avoir une ligne pour la peinture ce n’est pas rentable. Enfin, on a le contrôle qualité où le tracteur passe toutes les procédures de contrôle qualité.

Ensuite, les châssis sont numérotés ici ? 

Aujourd’hui les châssis viennent numérotés de l’Inde. Pourquoi ? Parce que c’est une question de prix. En Inde, si un producteur vent un produit fini, il est exonéré de 24% de taxe par rapport aux composants. S’il vend le produit fini en composants, il est surtaxé de 24%. Voilà pourquoi le numéro de châssis vient directement de l’Inde. Mais à partir de 2018, le numéro de châssis sera fait chez nous. 

Donc en termes d’intégration et jusqu’à mars 2017, on fait le montage à 100%, on peint et on fait le contrôle qualité chez nous. En plus de cela, on a lancé quelques pièces de tôlerie qui sont fabriquées ici à Famag et d’autres pièces qui sont achetées auprès de la sous-traitance dont notre premier fournisseur est la SNVI-Alger pour une bonne partie des pièces en bris de fonderie. On a aussi d’autres composants tels que les batteries dont notre fournisseur se trouve à Oran, les pots d’échappements, le radiateur, tous sont fabriqués en Algérie. Aujourd’hui, le taux d’intégration est de 27%. Et tout cela est calculé selon la formule donnée par le ministère de l’Industrie. En 2018, on passe à un taux d’intégration de 45%. En 2019, on compte arriver à 56% et on sera rentable. Mais à plus de 56%, on ne sera pas rentables. L’année prochaine, quand on atteindra 45 % de taux d’intégration, on devra recevoir des équipements d’usinage. Ce sera un autre investissement. On va augmenter le taux par l’intégration des pièces de bris de fonderie et le housing, c’est-à-dire le corps de la boîte à vitesses qui sera produit chez SNVI mais usiné chez nous à Famag. Il sera fait de même avec d’autres pièces mécaniques. De plus, on a insisté auprès de notre partenaire pour que le cœur du tracteur soit fabriqué à Sidi Bel-Abbès en 2018. La ligne de fabrication arrivera bientôt. Une fois que cette pièce, appelée la cage, sera fabriquée chez nous, on peut dire que le tracteur est algérien. A partir de là, on peut envisager même l’exportation. Pour cette année 2017, on a décidé d’aller vers un joint-venture. Le partenaire veut 40% des parts. On ne va augmenter le capital social de Famag qui est à 1,5 milliard de dinars. Le 29 de ce mois, on a une assemblée générale des associés durant laquelle on va augmenter le capital social à 3,5 milliards de dinars. Le partenaire apportera 1,5 milliard de dinars afin de porter le capital social à 5 milliards de dinars. A partir de là on sera bien outillé pour développer notre métier. Si aujourd’hui, le gouvernement parle d’un minimum de 40% de taux d’intégration, il pourra le porter demain à 60% comme l’ont fait les Brésiliens. Nous, on est dans une projection de 56%, mais demain il faudra qu’on soit prêts à toute éventualité.

 

LES GRANDES CONCESSIONS : UNE NOUVELLE VIE POUR LE MACHNISIME AGRICOLE

 

On voit que vous avez fait un parcours formidable. De plus, votre initiative est courageuse. On est admiratifs. Mais cela ne nous empêche pas de poser certaines questions. Par exemple, peut-on savoir quelle est la puissance de ce tracteur ?

Il y a plusieurs puissances. L’avantage de Famag par rapport à la concurrence c’est le fait qu’on soit arrivé à vendre 5000 tracteurs par an. On n’a pas ciblé une puissance quelconque, on a pris à partir de 20 chevaux jusqu’à 110 chevaux. Donc nous avons le 20, le 26, le 45, le 50, le 60, le 75, le 90 et le 110 chevaux. Donc c’est toute une gamme. Bientôt on passe a 120 chevaux et en 2019, on va introduire le 140 chevaux. Il y a 10 puissances comme objectif. C’est en fonction de la demande. Celui qui a un petit champ, de 1 hectare, il peut trouver chez Famag la machine qui lui convient et à un prix raisonnable, entre 650 000 et 700 000 DA. Et puis comme les Américains sont maintenant présents dans le secteur agricole en Algérie, alors on se prépare à répondre à leur demande. Déjà, on est en train de leur offrir les 110 et les 90 chevaux. 

 

Vous êtes déjà en partenariat avec eux ?

Non, ils sont venus dans le cadre de leur étude de marché pour connaitre les puissances existantes sur le marché national. On leur a offert le 110 chevaux qui est vraiment puissant et qui répond aux attentes Pour ce qui est des remorques, donc du matériel de transport, pour chaque tonne transportée, il faut 10 chevaux. Quand un client me commande une remorque de 10 tonnes, il lui faut un tracteur d’une puissance de 100 chevaux. Si le client me dit qu’il dispose d’un tracteur d’une puissance de 60 ou 75 chevaux, je lui expliquerai que son tracteur ne pourra jamais tracter une remorque de 10 tonnes. En Europe, aujourd’hui, il y a des remorques de 30 tonnes mais en face vous avez des tracteurs de 300 chevaux. Chez nous, c’est maintenant que ça commence avec les grandes exploitations qui démarrent. Même l’agriculture va changer. On était habitués à travailler avec les petites exploitations de 1 à 300 hectares maximum. Maintenant, on entend parler d’exploitations ou de concessions  de 10 000, 15 000, voire 20 000 hectares. Et là, il faut qu’on se prépare pour cette nouvelle politique agricole.

 

M. Terrah, qu’en est-il du service après-vente, de la maintenance et des garanties ?

Un des points forts et qui explique la réussite de Famag, c’est notre after-sales service ou le service après-vente. Il faut savoir qu’on a développé un service de distribution qui va de Maghnia jusqu’à Annaba, de même que du Nord au Sud. Nous avons 48 show-rooms. Il s’agit de sociétés privées qui travaillent à leur compte mais avec un contrat qui les lie à Famag et un cahier des charges clair. Il y a une formation au TMS, un logiciel conçu par le constructeur. C’est un outil grâce auquel :

1-Toutes les informations relatives au client qui entre au show-room sont enregistrées dans ce logiciel.

2-On suit le client. On demande au client s’il est intéressé et s’il répond positivement alors on lui demande s’il est prêt ou pas pour l’achat et on essaye de savoir pourquoi il hésite à acheter. Le suivi se fait jusqu’à l’achat. Même s’il n’achète pas chez nous mais chez le concurrent, on enregistre l’information et on essaye de comprendre son choix. S’il achète chez nous, on le suit également, d’abord dans le cadre de la période de garantie de 2 années durant lesquelles même s’il ne vient pas, on va le voir pour savoir pourquoi il n’est pas revenu pour les sept visites prévues pendant la période de garantie. On le suit donc jusqu’à la fin de la période de garantie. Après, il est suivi dans le cadre du service après-vente. Le client est appelé par téléphone pour garder le contact avec nous.

Cette information, vous la traitez et faites son suivi…

C’est un système qu’on alimente en données et qui, à son tour, nous informe en nous donnant le programme de travail à travers le réseau de distribution. Voilà pourquoi on ne laisse jamais les personnes tomber en panne. Notre stratégie est basée sur la disponibilité du produit, tracteur ou pièces de rechange. On essaye d’être toujours à jour avec notre client.

 

Et pour les pannes de moteur ?  

J’ai parlé d’abord de la pièce de rechange, je veux dire un mot sur les mécaniciens. Toute l’équipe qui travaille chez Famag dans les lignes est formée soit en Inde soit en Algérienpar les Indiens ou assistés par des Indiens ici ou à l’étranger. On a également formé des formateurs qui prennent en charge actuellement la formation de tous les mécaniciens du réseau. Les mécaniciens subissent des formations sur les lignes ou chaînes de montage.

 

Et comment se comportent les concurrents, on vous laisse travailler tranquillement ?

Vous savez, nous, on respecte les règles du jeu exigées par l’Etat. Celui qui veut nous perturber, il faudra d’abord qu’il trouve des failles dans les règles. Même l’Etat nous cite comme exemple.

 

Même le design des tracteurs est attirant…

Quand on a commencé, j’ai demandé à notre partenaire de nous ramener leur tracteur pour que je puisse le placer sur le marché algérien et leur ai dit de me laisser faire le boulot.  On a donc ramené le tracteur et l’avons mis à labourer et puis nous l’avons adapté. On a vu avec les clients algériens qui, eux aussi, adorent le look. Le look que vous voyez maintenant, va changer à partir du 1er janvier 2018. Le nouveau look est déjà prêt. On l’a déjà montré au Salon de Paris, à Delhi et à Agritechnica. Le design et le look, c’est international. L’essentiel est de ne pas stagner, d’être toujours dynamique. Dans le cadre du partenariat, les développements que nous avons réalisés en Algérie sont arrivés jusqu’au Mexique, en Argentine, et même en Inde.

 

LA REVOLUTION TECHNOLOGIQUE EN ATTENDANT CELLE DES MENTALITES

Le montage de 0 à 100% peut se faire avec vous. Nous sentons chez vous la motivation, la force et l’énergie… 

Il ne faut jamais chercher une intégration à 100%. D’ailleurs, cela n’existe nulle part. En revanche, si vous souhaitez voir demain Famag avec la stature de constructeur – parce que nous sommes aujourd’hui des fabricants – il faut faire la différence entre un constructeur et un fabricant. Le constructeur c’est le concepteur du produit. Après, il passe à la phase de fabrication. Aujourd’hui, malheureusement, l’Algérie ne dispose pas de constructeurs. Et cela coûte très cher. 

Le bureau d’études de Sonalika en Inde emploie plus de 360 ingénieurs. C’est pour cette raison que nous, nous n’avons pas réussi en Algérie. On a commencé dans les années 70 avec le complexe moteurs-tracteurs (CMT) à Constantine. La marque Sonalika a démarré 26 années après. Les Indiens ont démarré avec une bonne assise, avec un bureau d’études et ils ont commencé avec la conception. Donc avec la construction. Chez nous, on a démarré avec la fabrication, c’est-à-dire qu’on a acheté des produits sous licence. Cela signifie qu’on vous montre comment fabriquer un véhicule : comment monter, comment peindre. On vous donne la machine-outil, les dessins ou design pour fabriquer mais la conception, le concept, appartient toujours à l’étranger. Résultat : en Algérie, il y a beaucoup de fabricants mais pas de concepteurs ou de constructeurs.

 

Mais est-ce que c’est une exigence de l’économie ?

C’est une exigence de l’économie si on veut être le maitre du business. Mais si on se lie à un constructeur, alors il n’y a pas d’exigence. On peut accepter d’être le fabricant de tel constructeur. Il n’y a pas de problème.

 

Mais l’architecture de notre économie nationale ne permet pas d’être constructeur mais juste fabricant, car on n’a ni les moyens intellectuels ni financiers pour cela…

A mon avis, si l’Algérie passe de la phase de pays importateur à celui de pays fabricant, c’est déjà un grand pas. Cela permettra au moins d’absorber le chômage et réduire les problèmes sociaux. Parce que la base est dans la fabrication et non pas dans la construction. Vous pouvez avoir un gigantesque bureau d’études mais pas d’usine de fabrication. En Algérie, on a au moins l’avantage d’avoir ce marché. Il faut pousser les gens à fabriquer. J’ai vu les statistiques des importations. J’ai trouvé des tracteurs importés du Ghana. C’est incroyable ! Ou encore des tracteurs importés de pays qui n’ont jamais fabriqué de tracteurs. Le fait d’avoir arrêté cette anarchie est une excellente chose.

 

M. Terrah, vous travaillez beaucoup avec les agriculteurs. Quel est l’état de l’agriculture aujourd’hui ?

Je voudrais parler de l’agriculteur tunisien. Vous allez lui proposer un tracteur ou une charrue, il vous donne un cours sur le tracteur. Il sait exactement ce qu’il veut. Le fellah algérien n’a pas encore atteint ce stade. Le fellah algérien quand il rentre chez nos distributeurs, on lui propose le 75 ou le 90 chevaux. Alors il demande le plus puissant. Le fellah agit ainsi parce qu’il est subventionné par l’Etat. L’agriculteur indien, lui, quand il se présente chez le vendeur, il demande le 35 chevaux et non pas le 40 ou le 30 chevaux, parce qu’il connaît avec exactitude ses besoins.  Le jour où le fellah algérien nous tiendra ce langage, on pourra dire alors que notre agriculture s’est développée. Tant qu’il y a toujours la subvention et le crédit, on n’apprend pas.

 

C’est l’Etat qui a encouragé cela. Si l’Etat accompagne l’agriculteur et connaît ses besoins, c’est donc lui qui lui propose cela. Mais s’il lui donne des subventions sans vérifier les besoins réels c’est qu’il y a dans la chaîne des mailles qui manquent

Alors l’Etat doit trouver une solution. Ce système est à revoir. 

 

Et qu’en est-il de l’état de l’agriculture ?

Si on compare l’agriculture des années passées avec celle de cette décennie, on voit qu’il y a quand même un plus. Prenons l’exemple de la pomme de terre. Avant on ne produisait pas autant de pommes de terre.

 

Pourtant son prix a flambé

La flambée des prix, c’est dû à la spéculation. Il y a beaucoup de spéculateurs et de gens non sérieux dans ce domaine. La meilleure arme contre ces gens-là c’est d’avoir une grande production et une bonne productivité. Produire beaucoup et à des coûts moindres, vous obtenez une victoire contre les spéculateurs. Et d’après moi, il faut pousser encore pour que cette offre de produits se développe et dépasse la demande. Il n’y a pas d’autres moyens, pas d’autres règles.

Un dernier mot M. Terrah.

Merci pour la visite. Je suis à votre disposition.

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P O R T R A I T S  

D ' A G R I C U L T E U R S 

D'INDUSTRIELS ET DE CADRES.

 

L’homme qui sauva deux fois la COOPSEL de Sétif de la faillite
jeudi 30 juin 2016, écrit par : Hamoud ZITOUNI (Ingénieur Agronome).
 

Le 25 juin 2016, hadj Haouès KHARCHI, à l’âge respectable de 74 ans, succombe à une persistante maladie qui la profondément affaibli depuis de longs mois. Un des meilleurs et des plus dévoués cadres du secteur agricole de la wilaya de Sétif vient de tirer sa révérence.

Issu d’une modeste, cultivée et respectable famille rurale du sud de la ville de Sétif qui lui donna une bonne éducation, il débuta sa carrière de technicien agricole dans les premières années de l’indépendance à Barika puis dans la région d’Alger en qualité de moniteur agricole jusqu’ au début des années 80 où il rejoint la wilaya de Sétif. Il lui a été alors confié la gestion de la coopérative agricole communale de services (CAPCS) d’Ain Taghrout. A force de labeur et de savoir faire, il fera de cette coopérative un fleuron du secteur agricole rural en y assurant aux nombreuses petites et moyennes exploitations agricoles les prestations en matière de machinisme et d’approvisionnement en semences, engrais et produits phyto-sanitaires et même en gasoil.

Durant la même période et portant son intérêt à la chose politique et l’impact qu’elle pourrait avoir sur le développement local, il fut élu à l’assemblée populaire de la wilaya de Sétif aux côtés de cadres chevronnés de divers secteurs. Malgré les inconvénients patents de la ligne politique du parti unique de l’époque, la sincérité et l’abnégation à l’intérêt public étaient rarement entachés d’affairisme, de prédation et de corruption. En tant que vice président de l’APW, Haouès KHARCHI, contribua par son lobbying actif au profit du développement agricole et rural de la région. A la clôture des opérations de la révolution agraire dont j’en fus chargé à l’époque, il m’aidera de main de maître à assainir la liste très sensible des propriétaires nationalisés de tous les abus et les aberrations que la précipitation, le zèle, l’approximation et parfois les règlements de compte ont généré. Cette liste apurée fut adoptée en séance plénière extraordinaire de l’APW réunie dans l’amphi du siège du parti du FLN en présence des dignitaires de l’Etat, du Parti et des organisations de masse. Cela lui donna une empreinte de transparence et lui apporta la caution politique du puissant parti unique de l’époque.

En 1984, il fut chargé de remettre en ordre la COOPSEL (coopérative de services d’élevage) de la wilaya de Sétif menacée de faillite. En quelques mois, grâce à ses qualités de meneur d’hommes et de gestionnaire rigoureux il redonna une santé financière et un dynamisme d’entreprise que cette coopérative n’avait jamais eu. C’est à cette époque que le cheptel du bovin laitier de la wilaya de Sétif a connu sa première opération d’identification et de contrôle vétérinaire systématique depuis l’indépendance.

Puis sont venues à partir de l’automne de l’année 1987 les réformes menées à la hussarde par les pouvoirs publics de l’époque de « l’ouverture économique » : dissolution des grandes fermes d’Etat et le fractionnement sous forme d’exploitations agricoles collectives (EAC) ou individuelles (EAI) alors que ces grands domaines agricoles commençaient à afficher une bonne santé financière par une gestion plus rigoureuse et l’interdiction de l’ingérence de l’activisme politique local. Nous commençons depuis un certain temps à mesurer l’ampleur du désastre économique incommensurable et de ses effets négatifs : riche potentiel foncier livré à la dilapidation forcenée, désinvestissement, appauvrissement en savoir-faire professionnel, démécanisation, organisation professionnelle inefficiente, vieillissement avancé des agriculteurs, désintéressement des jeunes au travail de la terre et surtout production et rentabilité insuffisantes de l’activité agricole.
Le démantèlement des grands domaines agricoles fut suivi immédiatement de la privatisation tout aussi précipitée des coopératives agricoles de services qui furent prises en otage par des coteries locales à l’affût de la prédation et l’enrichissement indu. L’immense patrimoine consenti par l’Etat sur de nombreuses années fut bradé à des « collectifs d’agriculteurs » souscripteurs de sommes dérisoires. A quelques exceptions près, ce riche héritage fut dilapidé plus ou moins rapidement.
Ecoeuré de la tournure des événements et de l’incommensurable gâchis, le rigoureux et entreprenant gérant de la COOPSEl de Sétif demanda à être reversé dans l’administration des services agricoles puis en sortit en bénéficiant d’une parcelle de terre pauvre en contre bas du djebel Youcef qu’il s’attela à mettre en valeur.
Alors, la COOPSEL devenue prospère et qui affichait une santé financière des plus enviables entama sa descente aux enfers sous les coups conjugués de ses propres adhérents, de la gestion hasardeuse et des difficultés générées par un environnement devenu hostile et un contexte économique national des plus défavorables. Sur le plan social, des 105 travailleurs, il ne restait que 27 obligés de travailler 15 jours par mois avec des versements de salaires irréguliers. Comme si cela ne suffisait pas, les services des impôts se sont mis de la partie pour tenter de récupérer ce qui est dû à l’Etat. Les comptes de la coopérative furent bloqués.
En quelques mois, la COOPSEL de Sétif rejoint la cohorte des nombreuses coopératives agricoles en faillite du pays.
C’est dans cette situation désastreuse, que ceux qui résistaient à la banqueroute de la coopérative ont refait appel à Haouès KHARCHI en fin de l’année 1999. En faisant appel à tout son génie et ses nombreuses amitiés et connaissances, il contracta au profit de la coopérative étranglée financièrement des dettes d’honneur (sans intérêt) auprès de personnes aisées qu’il investit systématiquement la relance de l’activité productive, notamment la fabrication de l’aliment concentré et l’approvisionnement des éleveurs en équipements et intrants.

Le PNDA (plan national de développement agricole) lancé en fin de l’année 2000, a été une occasion salutaire pour équiper les éleveurs laitiers en cuves réfrigérantes et en chariots trayeurs. Il faut saluer à l’occasion le rôle de soutien actif qu’il trouva en la personne du directeur des services agricoles de l’époque, M.AYAT.
Très vite, un projet de laiterie fut mis en route à l’aide d’emprunts privés, de crédit fournisseurs et de la subvention de l’Etat accordée au titre du PNDA. En fin 2001, la laiterie ANFEL fut inaugurée par les autorités de la wilaya. L’essor de la coopérative sortie de l’agonie ne va plus s’arrêter par les investissements qui vont être consentis : agrandissement des capacités de production de l’aliment concentré, production d’un nouveau produit appelé MASH, acquisition de camions de livraison, etc… Et cerise sur le gâteau, une ferme école pour former les jeunes éleveurs aux techniques d’élevage du bovin laitier voit le jour à Ain Lahdjar. Un autre projet de ferme école pour l’élevage de caprin laitier est en maturation quand la maladie a pris le dessus sur ce brave acteur du développement de l’élevage laitier dans la wilaya de Sétif.
En quittant le monde agricole qu’il aimait tant et pour lequel il a consacré toute sa carrière professionnelle, Hadj Mohamed El Haouès KHARCHI laisse derrière lui une coopérative prospère dotée d’un chiffre d’affaires de 90 millions de dinars, employant 103 travailleurs recevant régulièrement leurs salaires , collectant une moyenne de 72 000 litres/jour de lait cru produit localement, assurant l’approvisionnement en intrants et la formation-perfectionnement à plusieurs centaines d’éleveurs.
Cet homme d’une grande modestie, affable, généreux de coeur, travailleur et meneur d’hommes, aura sauvé deux fois la COOPSEL de Sétif et en fait une des meilleures d’Algérie. Adieu monsieur, Allah yahrahamek.
Hamoud ZITOUNI , agronome

 

 

 

Parcours : Rencontre Avec Lounis Hamitouche ... - YouTube

Vidéo pour "http://youtu.be/u-WEwr0RSus"
www.youtube.com/watch?v=u-WEwr0RSus

 

 

Débat entre l'animateur du site et un agriculteur.

Mr Mahmoud AIT-ABDERRAHIM a répondu le 13.09.2014 sur Filière céréales, la Dream Team algérienne.

 

en réponse à Agronome qui écrivait:

 

« CAMPAGNE CEREALIERE 2013-2014: MISSION IMPOSSIBLE POUR LE DG DE L’OAIC. D.BELAID 7.09.2014 A la mi-mai 2014, Mr Mohamed BELABDI, DG de l’OAIC, lors d’une déclaration à l’APS indiquait qu’on pouvait s’attendre à « une hausse remarquable de la production au niveau national ». Comme chacun le sait, la récolte nationale de céréales a été bien en deçà [...] »

 

Quand il ne pleut pas pendant des mois de mi mars jusqu’a la fin de l’été , semi direct ou pas la récolte reste médiocre voir catastrophique

 

Vous avez raisons sur une choses ; les solutions seront pluriels ( yedd wahda maa tsefek ) et méfions nous des solutions miracles

 

Notre "" dream team """ devrait etre plus agressive sur le marché international et racheter un constructeur de matériel agricole , nous en avonss les moyens ou financon ses achats par une augmentation graduelle mais progressives du gazole et de l ‘énérgie domestique

 

Nous devrions concentré nos forces et nos devises et créer un veritable centre de formation d’excellence au machinisme agricoles plutot que de dissoudre nos devises dans la construction de centres de formation dans chaque wilaya

 

Allors qu’il est de notoriété publique ( en tout cas chez les agriculteurs ) que nous avons du mal à trouver de bons mécaniciens maitrisant les nouvelles technologiues embarqués dans les nouveaux tracteurs

 

Nous avons du mal a trouver de bons éléctriciens pour réparer nos pompes immergés en plein été lors du ramadhan afin de continuer à irriguer nos vergers ou nos champs

 

Il est urgent de mettre en place une filière de formation techniques et pratique des technologies agricoles

 

" il vaut mieux un bon maçon qu’un mauvais médecin ""

 

Des contrats de performances doivent etre mises en place

( avec la baguette et le gant de soie ) dans le management de tous les services capables d’améliorer les performances de notre agriculture et en encouragement la mise en place d’organisations professionnelles agricoles autonomes

 

Irriguer un champ de blé ne s’improvise pas :

Il faut d’abord un débit d’eau au niveau du champ à proximité significatif et une maitrise technique et économique et de la trésorerie!!! .

 

La mise à disposition et la vente de moissoneuse batteuse à sacs ( sans parler de leurs modes de financement et octroi ) est une drole d’opération d’encouragement à l’investissement réfléchi

 

Il faudra se pencher bientot sur les dettes cumulés des agriculteurs qui ne seront pas capables de rembourser

 

La formation et la vulgarisation reste largement insuffisante

 

Le choix des semences mis à la dispositions des agriculteurs n ‘a pas changé depuis des années

 

La majorité des terres que nous prévoyons d’emblaver sont souvent parcourus par le cheptel laissant les terres dures commes du béton

 

Bien entendu la dream team est un partenaire essentiel , mais insuffisant

 

Je vous rapelle que le couts des intrants n’a cessér de progresser allors que le prix des céréales livrés n ont pas augmentés depuis 2007

 

Vous oublier de dires que l’encouragemnt aux techniques de semis direct est accompagner par une augmentation de l utilisation d’herbicides et de du developpemnt de bromes et de résistances a ses memes herbicides ( sans parler du danger sanitaires qu’induit l utilisation massives d’herbicides )

 

La qualité des agronomes et memes des vétérinaires rencontrer sur le terrain laisse malheureusement à désiré , et je ne pense pas qu’il y’ai beaucoups d’agronomes ingénieux ni à l’oaic ni à la badr

 

Les ntic sont rarements mis à la dispositions pour performer notre agriculture , mobilis ou d autres opérateurs doivent etres mis à contribution

 

voir le nez dans le guidon ne permet guère d’anticiper et de se préparer à un virage, les cyclistes le savent bien , les agriculteurs beaucoups moins . Un esprit concret habitué à réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour fabriquer et ou produire et étant trés à l’aise avec les idées du moment, a tendance à rejeter les idées vraiment nouvelles, les jugeants innapropriées

 

Des bons agriculteurs au ministère de l’agriculture et dans les instances de la recherche agronomique, à la badr , l oaic et chez pmat , vite !!! des patriotes désintéressés aussi !!!

 

Et pour finir je pense qu’il manque souvent chez nos interlocuteurs une bonne connaisances des agricultures de notre pays avec une bonne maitrise du sujet

 

Cordialement

 

 Remise des médailles de mérite aux lauréats des concours agricoles Campagne 2009/2010 :  www.minagri.dz/reuniondescadres.html


Concours du meilleur producteur de céréales (multiplication & consommation)

 

   1er prix Céréales de Multiplication

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: BENHAMADI Abdelatif

 

   Adresse : Constantine

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : Exploitation familiale

 

   Lieu : Commune Ben Badis, Guetar El Aiche, Constantine

 

   Superficie Totale : 570 ha

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activité dominante : Céréaliculture

 

   Autres : Production de légumes secs, Apiculture, Elevage ovin et Arboriculture

 

EAC N° 1 KHADRAOUI

 

               

 

   2ème prix Céréales de Multiplication

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : EAC N° 1 KHADRAOUI

 

   Lieu : Commune d’El Amra Ain Defla

 

   Superficie Totale : 70 ha        

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activités : Céréaliculture, Arboriculture et pomme de terre

 

EAC DJEBBAS N° 4

 

               

 

   3ème prix Céréales de Multiplication

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : EAC DJEBBAS N° 4

 

   Lieu : Commune de Tamlouka , Guelma

 

   Superficie Totale : 125 ha              

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activités dominantes : Multiplication de semences de Céréales, Production de Céréales de consommation

 

   Autres : Production de légumes secs et élevage ovin

 

M. HADJADJ Mahmoud

 

               

 

   Prix Spécial d’encouragement ( céréales sous pivot)

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: HADJADJ Mahmoud

 

   Date et lieu de naissance : p/1933 à Meniaa

 

   Adresse : Centre ville Meniaa

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : SAHB EL METHNANA

 

   Lieu : Commune Meniaa , Ghardaia

 

   Superficie Totale : 750 ha              

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activité dominante : Céréaliculture

 

   Autres: Phoeniciculture , Elevage ovin et capri

 

M. KHIRAT Kouider

 

               

 

   1er prix Céréales de Consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: KHIRAT Kouider

 

   Date et lieu de naissance : 04/04/1965 à El Abadia

 

   Adresse : El Abadia

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : Exploitation héritiers ouazene, exploitation héritiers Benouna et exploitation héritiers Abdelaoui

 

   Lieu : Commune El Abadia, Ain Defla

 

   Superficie Totale: 50 ha

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

   Activité dominante : Céréaliculture

 

M. BOURDJIBA Abderahmane

 

               

 

   2ème prix Céréales de Consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: BOURDJIBA Abderahmane

 

   Date et lieu de naissance : P/1956 à Boumahra, Guelma

 

   Adresse : 46, Rue Ben Boulaid Annaba

 

   L’exploitation

 

   Dénomination:

 

   Lieu : Commune d’El Hadjar , Annaba

 

   Superficie Totale: 360 ha

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activité dominante : Céréaliculture

 

   Autres : Production de légumes secs

 

               

 

   3ème prix Céréales de Consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: BOUZEGHAIA Abdehafid

 

   Date et lieu de naissance : 1932

 

   Adresse : Rue Mohamed Ben abes , Batna

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : BOUZEGHAIA Abdehafid

 

   Lieu : Commune Ouled fadel , Batna

 

   Superficie Totale: 193.31 ha              

 

   Rendement: Supérieur à 50qx/ha

 

   Activité dominante : Céréaliculture

 

   Autres: Arboriculture, Elevage ovin

 

prix remis au président CAW Batna

 

Remise des médailles de mérite aux lauréats des concours agricoles Campagne 2009/2010 :

Concours du meilleur élevage bovins laitiers

 

M. ALLAOUCHICHE Laala

 

               

 

   1er prix meilleur élevage bovins laitiers

 

   Implantation :

   Béni Maouche wilaya de Béjaia

 

   Statut Juridique :

 

   Exploitation Privée

 

   Propriétaire Monsieur ALLAOUCHICHE Laala

 

   Assiette foncière :82 ha

 

   Effectif en place :

   200 VL de races Holstein, Montbéliarde et Brune des Alpes

 

   Principales productions :

 

   1 100 000 kg de lait cru (en moyenne de 5 500 kg/VL/an),

   180 veaux

 

   Autres Caractéristiques :

 

   Un atelier de fabrication d’aliments concentré pour ses propres besoins,

   Une salle de traite de deux fois dix postes de traite

   Une mini laiterie produisant 20.000 litres jours

   Une retenue collinaire de 5000 m3

 

             

 

   2ème prix du meilleur élevage bovins laitiers

 

   Implantation :

   Sidi Rached wilaya de TIPAZA

 

   Statut Juridique :

 

   Exploitation Privée

 

   Propriétaire Monsieur TIAR Youcef

 

   Assiette foncière : 80 ha dont 25 ha en irrigué

 

   Effectif en place :

   100 VL de race Pie Rouge

 

   Principales productions :

 

   525 000 kg de lait cru (en moyenne de 5 250 kg/VL/an),

   80 veaux

 

   Autres Caractéristiques :

 

   Un atelier de fabrication d’aliments concentré pour ses propres besoins,

   Une salle de traite de deux fois dix postes de traite

 

M. BOUZEKRINI Mourad

 

               

 

   3ème prix du meilleur élevage bovins laitiers

 

   Implantation :

   Bir Oueld Khlifa wilaya de TIPAZA

 

   Statut Juridique :

 

   Exploitation Privée

 

   Propriétaire Monsieur BOUZEKRINI Mourad

 

   Assiette foncière:

 

               60 ha en irrigué exploités en luzerne (10 ha), Trèfle (10 ha),

               35 ha en autres cultures fourragères annuelles.

 

   Spécialisation :

   Elevage bovin laitier

 

   Infrastructure :

 

   7 bâtiments d’élevage répartis en :

   3 bâtiments pour les vaches laitières (capacité totale 160)

   1 bâtiment pour les génisses pleines (capacité 35 têtes),

   1 bâtiment pour les vêles de plus de 14 mois (capacité 35),

   1 bâtiment pour vêles de 3 à 6 mois (capacité 35 têtes),

   1 bâtiment pour veaux de 6-18 mois (capacité 35 têtes),

 

   Effectif en place :

   •100 VL de race Pie Rouge

 

   Principales productions :

 

   1 030 000 kg de lait cru (en moyenne de 6 400 kg/VL/an),

   130 veaux , 60 génisses et 70 Taurillons

 

             

 

   Prix Spécial d’encouragement

 

   Groupement d’Entraide paysanne GEP KHERFI

 

   Localisation:

 

   27 Km route d’El Hadjira, 47 004 Guerrara, W. Ghardaia

 

   Description générale:

 

   G.A KHERFI frères est un groupement familial de 17 associés

 

   Surface totale de la ferme: 1900 Ha;

 

   Surface exploitée: 1 000 hectares,

 

   Principales productions:

 

   Céréales, fourrage, olives, lait, de vache, viande rouge.

 

   Productions annuelles

 

   Production céréales : 60 ha ( multiplication de semences)

   Production fourragère : 135 ha

   Production de dattes : 40 000 kg dont 25% de résidus destiné à l’aliment du bétail

 

   Cheptel

 

   Ovin: 1 000 têtes de la race Ouled Djellal

   Vaches laitières : 80 vaches et 60 génisses

 

Remise des médailles de mérite aux lauréats des concours agricoles Campagne 2009/2010 :

Concours du meilleur producteur de pomme de terre de saison (semences et consommation)

 

M. CHACHOU ABDELKADER

 

               

 

   1er prix pomme de terre de consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: CHACHOU ABDELKADER

 

   Date et lieu de naissance : 18.02.1950 à EL EULMA

 

   Adresse : AIN DEFLA

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : Exploitation CHACHOU ABDELKADER

 

   Lieu : Commune de AIN BOUYAHIA

 

   Superficie Total : 22,91 ha

 

   Nature Juridique: Privé

 

   Activités dominantes : pomme de terre en rotation avec la céréaliculture

 

   Autres données : En plus de sa propriété ( 22 ha 91 ares) , monsieur CHACHOU ABDELKADER exploite une superficie de plus de 360 ha à titre de location.

 

             

 

   2ème prix pomme de terre de consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: GRICHE RACHID

 

   Date et lieu de naissance : 17.12.1970 à BOUMERDES, KHEMIS EL KHECHNA

 

   Adresse : HAI KOUADRIA OULED MOUSSA

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : EAI n° 49 BRANCI

 

   Lieu : Commune de ROUIBA

 

   Superficie Total :   03 HA

 

   Les activités :

 

       Activités dominantes : production de pomme de terre de consommation

       L’intéressé exploite une superficie de 40 ha pour la production de pomme de terre de consommation de saison sur d’autres parcelles agricoles limitrophes .

       Il atteint des seuils de performances de l’ordre de 500 quintaux en culture de saison

 

             

 

   3ème prix pomme de terre de consommation

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: KOULALI   ABDELLAH

 

   Date et lieu de naissance : 03.02.1963

 

   Adresse : TIZI OUZOU

 

   Qualification : Technicien de l’Agriculture

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : EAC LAZRI AMAR

 

   Lieu : TIZI OUZOU

 

   Superficie Total : 11 ha         SAU : 11 ha  

 

   Activités dominante : pomme de terre

 

   Autres :   08 ha d’agrumes

 

   Terre louée chez un particulier : 04 ha

 

M. GUEDMANI AHCENE

 
     

 

   1er prix semences de pomme de terre

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: GUEDMANI AHCENE

 

   Date et lieu de naissance :   31.07.1968 à EL HARROUCH

 

   Adresse : EL HARROUCH SKIKDA

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : Exploitation GUEDMANI

 

   Lieu : Commune d’El Harrouch wilaya de SKIKDA

 

   Superficie Totale : 250 ha

 

   Les activités :

 

   Activités dominantes : pomme de terre de semences

 

   Autres : Multiplication de céréales

 

   Complexe frigorifique d’une capacité de 12 960 m3

 

             

 

   1er prix exéquo semences de pomme de terre

 

   L’exploitant

 

   Nom et prénom: BOUDJEMAA MOHAMED

 

   Date et lieu de naissance : 30.08.1949 à AHMEUR EL AIN

 

   Adresse : OULED HMIDENE – AHMEUR EL AIN

 

   N° de la carte professionnelle : 096541/30/04B/27/42

 

   L’exploitation

 

   Dénomination : Exploitation DJAIL BENYOUCEF

 

   Lieu : Commune de AHMEUR EL AIN wilaya de TIPASA

 

   Superficie Total :13, 91 ha         SAU : 13,91 ha        

 

   Les activités :

 

   Activités dominantes : producteur de pomme de terre de multiplication en location (80 ha).

 

   Elevage Bovins laitiers: 50Têtes.

 

M. DJAIL BENYOUCEF

 

               

 

   3ème prix semences pomme de terre

 

   L’exploitant :

 

   Nom et prénom: DJAIL BENYOUCEF

 

   Date et lieu de naissance : 14.04.1951 à AIN BOUYAHIA

 

   Adresse : EL ABADIA

 

   L’exploitation:

 

   Dénomination : EAC

 

   Lieu : Commune d’EL ABADIA

 

   Superficie Total : 136 ha

 

   Nature juridique: privé – titres et actes

 

   Les activités :

   Activités dominantes : pomme de terre

 

Remise des médailles de mérite aux lauréats des concours agricoles Campagne 2009/2010:

 

Concours agricoles concours du meilleur producteur de tomate industrielle

 

M. BOUARICHA Salim

 

               

 

   1er prix Tomate Industrielle

 

   L’exploitant :

 

   Nom et prénoms :   BOUARICHA   Salim

 

   Date et lieu de naissance : 05/05/1967 à Annaba

 

   Localisation de l’exploitation :El Hadjar - Annaba

 

   Nature juridique :

 

   Copropriétaire et exploitant individuel. (Melk + Location)

 

   L’exploitation:

 

   Potentiel foncier: SAT : 154 Ha .

 

   Cultures dominantes :

 

   Céréales :   Blé Dur Multiplication : 25 Ha,         Blé dur : 75 Ha  

   Légumes secs :   Pois chiche Multiplication : 20 Ha

   Cultures industrielles :   Tomate Industrielle : 30 Ha

   Cultures maraichères :   Piments : 02 Ha

 

M. BOUDJAHEM Fares

 

               

 

   2ème prix Tomate Industrielle

 

   L’exploitant :

 

         Nom et prénoms :   BOUDJAHEM Fares

 

         Date et lieu de naissance : 09/10/1982 à Guelma

 

   Nature juridique :

 

         Locataire

 

   L’exploitation:

 

   Dénomination : EAC Kherouf Bachir n° 1 El Hadjar / Annaba

 

   Localisation de l’exploitation : Commune de Belkheir W : Guelma

 

   Potentiel foncier: SAT : 24 Ha, Location :   SAT : 18 Ha.

 

   Cultures dominantes :

 

   Tomate Industrielle + Pomme de Terre

 

             

 

   3ème prix Tomate Industrielle

 

   L’exploitant :

 

         Nom et prénoms :   ABDELLI NOUAR

 

         Date et lieu de naissance : 13/01/1955 à Ben M’hidi – El Tarf

 

         Localisation de l’exploitation : El Karma - El Hadjar / Annaba

 

   Nature juridique :

 

   Dénomination : EAC Kherouf Bachir n° 1 El Hadjar / Annaba

 

   EAC + Location

 

   L’exploitation:

 

   Potentiel foncier: EAC :         SAT : 20 Ha, Location :   SAT : 18 Ha.

 

   Cultures dominantes :

 

   Céréales :   Blé Dur : 12 Ha + 09 Ha

   Cultures industrielles :   Tomate Industrielle : 08 Ha

   Légumes secs :   Pois chiche : 09 Ha

 

 

ABDELATTIF BENHAMADI, UN AGRIMANAGER.

D.BELAID 25.07.14

 

Mr Abellatif Benhamadi est un agriculteur de Constantine. Du fait de ses initiatives, il fait honneur à la profession. Certes, A. Benhamadi n'est pas un petit paysan. Il déclare exploiter plusieurs centaines d'hectares. Il a le mérite de faire bouger techniquement un milieu réputé conservateur. Radiographie d'un agri-manager algérien.

 

Mr Benhamadi n'a pas hésité à se lancer dans le semis direct. Sur son exploitation, dès 2008, il abandonne la charrue et n'hésite pas à être présent dans un séminaire international sur le sujet pour témoigner de son expérience.

Il explique: « J’ai tout d’abord commencé, en 2008/2009, avec un essai sur 84 ha, en utilisant le semoir de semis direct prêté par l’Institut Technique des Grandes Cultures (ITGC). Les résultats de cette expérience furent assez encourageants, j’ai obtenu un rendement grain moyen de 34 q/ha. Ceci malgré un semis tardif, fait dans des conditions très sèches, suite à l’avènement très tardif des pluies automnales ».

Obtenant de bons résultats, il a poursuivi l'expérience l'année suivante, allant jusqu'à acheter son propre semoir. « Au vu de ces résultats encourageants, j’ai acheté mon propre semoir. Pour cette campagne 2009-2010, j’ai emblavé 240 ha de blé (…). Le reste de mes terres, soient 510 ha, ont été emblavées en utilisant les techniques culturales simplifiées. La végétation, à la fin de ce mois d’avril 2010, est assez satisfaisante ».

 

Fort de ces résultats, il n'hésite pas à faire connaître cette nouvelle technique. «  J’ai été également contacté par la Direction des Services Agricoles (DSA) de la wilaya de Guelma pour mettre en place un essai démonstratif sur blé, comparant le non labour au travail conventionnel, sur les terres de la ferme pilote Mouissi. A la fin de ce mois d’avril 2010, l’expérience me parait positive. Elle sera répétée 3 années, et si les résultats préliminaires se confirmeront, la ferme pilote Mouissi pourra résorber totalement la jachère, d’autant plus, que ces terres sont d’une grande valeur agronomique et sous une faible pluviométrie (300 mm) ».

 

 

Et ses façons de faire donnent des fruits. Ses rendements en blé témoignent. Il explique: « Je pense pour ma part que les sols qui retiennent le mieux l’humidité sont ceux du non labour. Si sécheresse il y a, le non labour aura plus de chances de donner de meilleurs résultats que le conventionnel ».

 

Certes, il ne cache pas les difficultés de mise en oeuvre de cette nouvelle technique: « Bien entendu, il ya des difficultés qui apparaissent les premières années, notamment pour retrouver un sol vivant, après l’arrêt du labour et du sous-solage. La lutte chimique contre les mauvaises herbes devient prépondérante avec le risque de provoquer à long terme des résistances au seul produit qu’on utilise actuellement, le glyphosate. »

 

Pour lui l'essentiel: « Il faut être vigilant, tenir compte de tous ces problèmes pour leur trouver des solutions ».

 

A. Benhamadi se lance également dans la résorption de la jachère n'hésitant pas à implanter des cultures là où il n'y avait auparavant que jachère: lentille, féverole et pois fourrager.

 

Ses efforts portent. Il fait même parti du très sélect club « 50 quintaux » du MADR, recevant ainsi des mains du ministre la prestigieuse distinction.

 

Lorsqu'il n'est pas sur son exploitation, cet agriculteur dynamique donne de son temps au niveau de la Chambre d'Agriculture. Et lorsqu'à la Chambre d'Agriculture de Constantine, Louisa et Mustapha Aknouche, un jeune couple se présente pour lancer la culture du safran, il n'hésite pas à payer de sa personne et offrir une parcelle aux jeunes investisseurs. Louisa raconte1: « Nous avons expliqué à Abdelatif Benhamadi tous les détails de cette opération et il s’est dit prêt à nous aider en nous offrant un lot de terre pour entamer les essais», poursuit Louiza. Le couple pourra ainsi commencer à préparer la pépinière et planter les premiers bulbes dès la fin du mois d’août 2010.

 

Des agriculteurs leaders émergent actuellement. Les cadres de terrain se doivent de les repérer et de s'appuyer sur leur dynamisme pour propager le progrès agronomique.

1Arslan Selmane http://www.elwatan.com/regions/est/constantine/du-safran-cultive-a-benbadis-20-11-2012-192870_129.php

 

 

Les agriculteurs VALFRANCE  « La qualité en quantité »

 

 Quelques portraits d'agriculteurs (céréaliers - betteraviers) dont certains que nous connaissons personnellement. Portraits mis en ligne sur le site de la coopérative VALFRANCE.  D. BELAID 20.04.2014

 

« La qualité en quantité », un enjeu à cultiver dans la durée

 

Assurer la productivité et la qualité attendue par les consommateurs tout en maîtrisant les impacts sur l’environnement.

 

 

Les agriculteurs et sociétaires de VALFRANCE, témoignent sur leurs pratiques :

 

 

 

 

 

1. M. Arnaud BILLET, exploitant en Seine et Marne (la Croix en Brie)

 

« L’agriculture de précision sera l’agriculture de demain »

 

Un assolement diversifié

 

« Je cultive 258 ha, dont 43% de blé à destination de la meunerie, 22 % de betterave à sucre, 19% d’orge de printemps pour la fabrication de la bière, 15 % de féverole alimentaire ; 1% de la surface de mon exploitation est en bandes enherbées ou en gel fixe. Mon assolement est assez diversifié en espèces différentes pour couper le cycle des infestations parasitaires (alternance de culture d’automne et de printemps). Je sélectionne en plus des variétés les plus tolérantes possibles aux maladies dans la gamme des variétés recommandées par ma coopérative et réceptionnées dans mon silo de livraison ».

 

 

 

 

 

Préserver la fertilité de mes sols

 

« Mes sols sont à dominante argileuse, donc difficiles à travailler, c’est la raison pour laquelle je ne fais pas de labour sauf si conditions climatiques exceptionnelles. Cela permet d’améliorer la structure des sols et le taux de matière organique mais cela a pour conséquence aussi des levées de mauvaises herbes difficiles à maîtriser. Je pratique la technique dite des « faux semis » et plusieurs déchaumages chaque année pour limiter au maximum l’utilisation d’herbicides et contenir les infestations de mauvaises herbes ».

 

 

L’azote n’est pas un polluant, s’il est bien utilisé

 

« Mon objectif est de produire une qualité conforme aux attentes des consommateurs. Ainsi pour les blés j’adapte la fertilisation aux débouchés. Par exemple, je dois nourrir mes blés meuniers avec suffisamment d’azote pour obtenir le taux de protéine attendu par nos clients, que ce soit pour faire du pain de tradition, des viennoiseries ou des buns, et bien sûr en essayant d’éviter, autant que faire se peut, la dispersion d’une partie de cet azote dans l’environnement. Pour moi, en tant qu’agriculteur, l’azote, contrairement aux idées reçues, et s’il est correctement utilisé, n’est pas un polluant ; c’est la nourriture naturelle des plantes pour produire en quantité et en qualité. Ce qui pollue, c’est l’azote qui n’est pas absorbée par la plante, qu’elle soit d’origine minérale ou organique, et qui peut, de ce fait, se retrouver pour partie dans les nappes phréatiques. C’est la raison pour laquelle, je fractionne les apports d’azote en mesurant, à l’aide des outils de pilotage (FARMSTAR, N TESTER), l’état de nutrition des blés pour apporter l’azote au moment où la plante en a besoin ; cela limite fortement les quantités non absorbées par la plante, donc la pollution. Il faut limiter la pollution, pas la production ».

 

 

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L’agriculture de précision, déjà une réalité

 

« Dans le même esprit, pour la protection des cultures contre les attaques parasitaires, j’utilise des Outils d’Aide à la Décision (OAD) pour appliquer le minimum de produits de protection des plantes, mais autant que nécessaire, afin d’obtenir la qualité demandée par le consommateur et éviter des pertes de rendement importantes, donc de revenu. Je suis abonné au BSV (Bulletin de Santé du Végétal) et aux flashs techniques de ma coopérative pour m’informer des évolutions parasitaires et des préconisations les plus adaptées. De plus, je développe avec VALFRANCE la technologie RTK, qui est un GPS professionnel (précis à 2 cm) dont j’ai équipé mon matériel ; cela permet d’envisager la modulation intra-parcellaire de la fertilisation azotée, de tester la localisation de l’azote à côté du rang sur betterave et maïs, et réduire ainsi les doses apportées en positionnant l’azote juste au pied de la plante ; je vais aussi tester le désherbage sur le rang en maïs, associé à du binage… C’est un pas important vers l’agriculture de précision qui sera l’agriculture de demain. En somme, pour moi, réduire et améliorer l’utilisation des produits de protection des plantes, c’est investir dans du matériel équipé pour l'agriculture de précision, utiliser les OAD ainsi que le conseil technique issu des observations et des expérimentations. Ce n’est, en aucun cas, réduire pour réduire sans discernement, et surtout, sans bien connaitre les conséquences, positives comme négatives sur la qualité et la productivité ».

 

Protéger la qualité de l’eau

 

« Etant dans une région où la problématique de la qualité de l’eau est essentielle, je cherche aussi à maitriser les impacts de mes pratiques par des diagnostics environnementaux, avec l’aide des instituts techniques, de la Chambre d’agriculture et de ma coopérative. Aujourd'hui on ne peut pas se contenter simplement de réduire l’usage des produits de protection des plantes si l’on veut préserver, à la fois, la productivité, la qualité et l’environnement ».

 

La biodiversité, une préoccupation permanente

 

« Je suis aussi sensible au maintien de la biodiversité existante sur mon exploitation. Hormis l’entretien des zones non-cultivées, je sème chaque année des jachères ou des intercultures mellifères pour alimenter les abeilles dans le cadre de certains contrats de production Agri Confiance®. Depuis l’année dernière, je mesure l’activité biologique des sols à l’aide du protocole « Bioindicateur des sols Vers de Terre » en lien avec ma coopérative ».

 

 

Le CO2, un GES mais c’est aussi la vie

 

« Pour les agriculteurs (comme pour les forestiers), le CO2 c’est d’abord la vie car il est indispensable à la photosynthèse, mécanisme à l’origine de toute matière vivante. Cela dit, je suis conscient, comme tout citoyen responsable, que l’excès d’émission de CO2, tout secteur d’activités confondu, contribue à l’augmentation des gaz à effet de serre ; celle-ci conduit au réchauffement climatique potentiel que l’on sait et qui impactera avant tout l’activité agricole. Je travaille aujourd’hui avec VALFRANCE, dans le cadre d’une étude collective des chartes de bonnes pratiques, à mieux connaitre les émissions générées par mes pratiques culturales. C’est ainsi que, pour la récolte 2012, j’ai identifié les émissions de gaz à effet de serre sur la totalité de mes parcelles de production, poste par poste. Je poursuis en 2013 cette recherche, afin de repérer, à l’aide des conseillers techniques, des éventuels leviers d’action pour limiter ces émissions, à condition qu’ils soient compatibles avec mon système d’exploitation et mes objectifs de production ; travail en cours. Parallèlement, je surveille, comme il se doit, mes consommations énergétiques en les gérant au mieux ».

 

 

Des pratiques sécurisées au quotidien

 

« Afin de maitriser les risques de pollutions accidentelles dans ma cour de ferme, j’ai installé une plateforme de remplissage sécurisée du pulvérisateur ainsi que, plus récemment un système de récupération et de stockage des fonds de cuve résiduels. Tous mes emballages vides de produits de protection des plantes et autres sacs d’engrais ou de semences sont collectés par la filière de retraitement des déchets ADIVALOR via ma coopérative ».

 

 

Sur la voie de la Certification Environnementale

 

« Ma ferme fait partie des 210 exploitations VALFRANCE qualifiées Agriculture Raisonnée en 2005 / 2006 ; cette expérience m’ayant beaucoup apporté, j’ai décidé de prolonger cette action avec le niveau 2 de la Certification Environnementale des Exploitations dans le cadre de la démarche Agri Confiance® Qualité / Environnement. Je continue ainsi à progresser tout en faisant connaître et reconnaître mes pratiques culturales respectueuses de l’environnement ».

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« Enfin je suis fier de rappeler que la production annuelle de mon exploitation permet de nourrir 7038 personnes*.

 

C’est motivant et cela donne du sens à mon métier ! »

 

*selon le calculateur PerfAlim du Céréopa

 

Qu’est-ce que l’outil PerfAlim ?

 

Explication d’Aline LAPIERRE, experte au CEREOPA

 

« L’outil PerfAlim mesure la performance nourricière d’une exploitation agricole, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’elle peut potentiellement nourrir pendant un an. Pour les productions végétales, ce calcul repose soit sur la teneur en énergie de la production, soit sur sa teneur en protéines et nous retenons pour chaque culture celle qui lui est le plus favorable. Une tonne de blé tendre par exemple, a une performance nourricière de 3 personnes par an sur la base de son contenu en énergie, et de 4 pour son contenu en protéines. Nous nous sommes basés, pour le calcul sur les données de la FAO (France 2007) des contenus en énergie et protéines des matières première agricoles. Cet outil est mis à la disposition des professionnels du monde agricole pour communiquer vers le grand public et valoriser le métier d’agriculteur en revenant sur sa fonction première : nourrir les hommes. Nous utilisons également un outil d’optimisation de la performance environnementale du « système ferme ». Cela permet de constater que souvent, lorsqu’une exploitation réduit sa consommation d’intrants pour diminuer son impact sur l’environnement, elle le fait au détriment de sa performance nourricière »

 

2. M. André BOCQUILLON, exploitant dans l’Oise (Baron)

 

 

 

 

 

 

« Un rôle nourricier à assurer »

 

« En tant qu’agriculteur, nous avons un rôle nourricier à assurer vis-à-vis de la population. Notre objectif est de produire des denrées alimentaires de qualité, le plus proprement possible et en quantité suffisante. La qualité parce que c’est ce que recherche avant tout le consommateur. Proprement parce que nous aimons notre terre et que nous souhaitons transmettre une terre saine à nos enfants. C’est aussi parce que nous avons envie de préserver la faune, la flore et la qualité de l’eau. En quantité car sans remettre en cause les orientations des agriculteurs qui nous ont précédés, nous sommes des hommes responsables et nous sommes conscients que la population se développe, que nous serons demain 9 milliards d'habitants sur la planète et qu’il faudra nourrir l’ensemble de la population. L’agriculture biologique nous a fourni des clés pour nous orienter vers l’agriculture raisonnée, en cela elle est intéressante. Je ne suis pas contre le bio, mais pour ma part je suis soucieux d’assurer un volume de production et de garantir la qualité sanitaire de nos produits et je préfère me préserver la possibilité d’avoir recours à des traitements efficaces. Nourrir la population, c’est aussi lui assurer une alimentation de qualité, donc sans mycotoxines ».

 

 

 

 

3. M. Rémi HAQUIN, exploitant dans l’Oise (Brégy)

 

 

 

 

« Limiter nos potentiels serait une réelle mutilation »

 

« Je pense que le Grenelle est parti sur un mauvais postulat consistant à dire « Moins on produit, moins on pollue » Et aujourd’hui on reste globalement sur cette vision. Pour moi, la réponse est plutôt dans l’optimisation de l’utilisation des intrants. Pour l’azote, l’enjeu c’est de laisser passer le moins possible dans le sol. Je crois donc bien plus aux outils d’aide à la décision qu’aux doses fixées arbitrairement. Le risque, si on s’oblige à produire moins c’est aussi que la chaine s’amortisse sur moins de tonnes produites et coûte plus cher au final pour le consommateur. Le balancier commence à revenir un peu. Depuis le Grenelle, nous avons pris conscience que l’équilibre alimentaire mondial était précaire. Même en France, nous importons beaucoup de protéines, et je crois qu’en céréales nous allons connaitre des situations limites à l’avenir. La surproduction est donc un mythe, d’autant qu’avec le remplacement du pétrole par les biocarburants nous ne pourrons plus jamais prononcer le mot de « surproduction ». Dans le même temps je n’ai pas le sentiment de vivre dans un environnement dégradé. Un beau champ de blé bien propre me fait plus plaisir qu’une friche »

 

 

                             

 

44 céréaliculteurs se distinguent en produisant plus de 50 quintaux de blé par hectare

Le directeur général de l’OAIC monsieur Kehal et le président du C.I.C monsieur Benamor ont assisté le ministre de l’agriculture le Dr Rachid Benaïssa pour la distinction des 44 céréaliculteurs ayant obtenu des rendements de 50 et plus de quintaux à l’hectare au titre de la campagne céréalière 2010-2011 en leur remettant des médailles de mérite.

La salle des réunions a brillé de mille feux et «le club des 50» créé l’an dernier s’est élargi, passant de 16 lauréats à 44 cette année. L’objectif était et est double, d’abord, par l’encouragement de ceux qui travaillent et qui fournissent des efforts réfléchis afin d’améliorer la production et la productivité de céréales. Si le «club 50» s’est élargi cette année, c’est une double victoire, dira le ministre dans son allocution. Une double victoire, car la situation climatique de la précédente saison n’a pas été favorable surtout à l’Ouest, qui malheureusement n’a pas bénéficié d’une pluviométrie minimale et nécessaire d’une part et dans les zones d’orges qui sont restées en jachère. Malgré tous ces aléas, parmi les 44 lauréats il y a eu 8 de l’Ouest et 16 du Centre. Les 20 autres sont tous de l’Est. En revanche, 15 céréaliculteurs et 1 ferme-pilote pratiquent de l’irrigation d’appoint pour leurs cultures. Le reste, c’est-à-dire ceux qui n’ont eu que la pluie comme irrigation de leurs graines ont su travailler, dépassant pour le meilleur les 85 quintaux à l’hectare. Parmi les lauréats, 7 fermiers confirment pour la deuxième fois depuis la création du «club 50» l’an dernier, en obtenant des résultats performants dépassant pour le plus bas les 53 quintaux à l’hectare. Les meilleurs  rendements ont été obtenus essentiellement en utilisant des semences des blés durs dans les variétés Ciccio, GTA dur, Vitron, Simeto. Abdelkrim Salmi, céréaliculteur, a, avec ses 85 quintaux de blé dur par hectare, surclassé tous les céréaliculteurs en premier ceux de la wilaya de Tébessa. Qui a eu la chance d’avoir une bonne pluviométrie et qui n’a pas bénéficié d’une quelconque aide de l’Etat. D’ailleurs presque harcelé par les journalistes, il s’est dit «très heureux» d’avoir atteint ce «résultat record» en ne comptant que sur ces propres moyens. La poitrine gonflée et le front en l’air en toute fierté, il a ajouté : «Sans aide de quiconque, sauf celle d’une bonne pluviométrie. J’ai réinjecté les bénéfices de la saison précédente en engrais et désherbants et, Dieu merci, j’ai eu le meilleur rendement au niveau national, qui est aussi il faut le préciser équivalent à un record dans certains pays grands producteurs et exportateurs de céréales comme la France.» Abdelkrim Salmi, fellah de Negrine, dans la  wilaya de Tébessa a, sur une superficie de 9 ha, semé la variété de blé dur CICIO. Il a veillé sur ses champs durant toute l’évolution en désherbant et aujourd’hui il a le droit de se mesurer aux grands céréaliculteurs européens. Il n’a pas été ingrat et a reconnu que c’est grâce aux encouragements de l’Etat qui en maintenant le prix de 4 500 DA a encouragé les fellahs honnêtes à fournir plus d’efforts. «Je deviendrai riche à la sueur de mon front (...) Moi, je gagne, mon pays gagne et ma famille est très heureuse et fière de moi. Par contre, Mostfa Benouis, qui n’est pas à sa première réalisation, a obtenu pour la deuxième année consécutive des rendements supérieurs à 60qx/ha sur une superficie de 14 ha en blé dur variété SIMETO. Il a surclassé les céréaliculteurs de sa wilaya Relizane lors de la campagne 2008-2009 et a, de tout temps, occupé les premières loges au niveau national, même avant que le «club 50» ne soit créé. Il a déclaré que ce résultat ne peut être obtenu que grâce au respect de l’itinéraire technique et des conduites culturales. «Le fellah d’aujourd’hui doit être au courant de tous les détails concernant sa culture, que ce soit la terre, les équipements ou les produits phytosanitaires…  «Les prix des engrais sont revenus à la normale et l’enquête suivra son cours» Profitant de la tenue de la réunion du Conseil interprofessionnel des céréales, le ministre de l’Agriculture et du développement rural avait tenu à répondre aux questionnements des fellahs, qui ont trait aux prix des engrais, notamment le Triple Super Phosphaté T.S.P. lesquels, il faut le rappeler, ont subi une hausse inattendue.  Passant de 4 800 dinars, avec un soutien de 20% de la part de l’Etat, à 7 4OO dinars le quintal. Il regagne d’abord la confiance de ses auditeurs du jour en leur assurant que, non seulement les prix reviendront à leur seuil initial mais aussi que les stocks sont importants et couvriront leurs besoins pour deux à trois ans. Et que durant cette période, nos agents achèteront encore de nouvelles quantités pour assurer les arrières. Aujourd’hui, c’est une guerre d’usure entre les institutions de l’Etat et les milieux spéculateurs. Certes, ils ont malgré leur ténacité ramené les prix à leur niveau initial et ils restent gagnants, bien sûr. Le ministre a déclaré aussi qu’une enquête diligentée par l’Etat est en cours. (Ndlr : voir notre édition du 27/09/2011. La campagne labours semailles sauvée in extremis). «Après les investigations menées conjointement par le secteur de l’Agriculture et celui de l’Energie, les prix des engrais notamment le TSP et l’urée sont revenus à leur niveau d’avant». Il ajoutera que des instructions ont été données à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) à travers les Coopératives des céréales et des légumes secs, CCLS, afin d’informer les professionnels de la stabilité des prix au niveau de ceux appliqués lors de la campagne précédente.

Djilali Harfouche

               

 

 

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Opuntia spp: a strategic fodder for arid and semi-arid areas

 
Source of technology and funding National agricultural research system (NARS) of Tunisia; Mashreq–Maghreb Project (M&M); International Centre for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA); International Food Policy Research Institute (IFPRI); funded by IFAD and the Arab Fund for Economic and Social Development (AFESD)
Expected Benefit: Increased income for resource-poor farmers, reduced soil erosion, improved rangeland productivity, improved animal feed security, drought mitigation
Targeted Groups: National and international institutions; development planners; project implementers; extension agencies; farm communities
Production Systems: Rangeland, livestock in low rainfall areas, alternative crops
Agro-ecological zones: Arid and semi-arid, frost-free zones of the world
Target region and countries: WANA, Latin America, South Africa, Eastern Africa, Southern Europe, Sahel
Keywords: Low rainfall areas, Opuntia, rangelands, erosion, and livestock feeding

 

Introduction

The establishment of sustainable production systems based on cactus may contribute to the food security of populations in agriculturally marginalized areas and to soil improvement.

Cacti are some of the best plants for the reafforestation of arid and semi-arid areas because they can resist scarce and erratic rainfall and high temperatures.

They present various alternatives for exploitation:

  • As forage,
  • As a vegetable where young cladodes are consumed fresh, mainly by Mexicans,
  • As a fruit where a sustainable horticultural system is achieved in several countries (Italy, Tunisia, South Africa, Mexico, Chile),
  • For producing carminic acid, the natural red colorant from cochineal, accepted by health authorities worldwide.
  • Processed foods: with a potential market for fruit and nopalitos to produce concentrated foods, juices, liquors, semi-processed and processed vegetables. Food supplements and the cosmetics industry might be a significant source of income.
  • Medicinal Applications: promising results for the treatment of gastritis, diabetes, hypercholesterolemia, and for obesity.

Cacti as a fodder bank

Opuntia species used for animal feeding are abundant, easy and cheap to grow, palatable and can withstand prolonged droughts. Such characteristics make these species a potentially important feed supplement for livestock, particularly during periods of drought and seasons of low feed availability. The majority of Opuntia plant biomass is pad material rather than fruits and it can be fed to livestock as fresh forage or stored as silage for later feeding.

The importance of cacti became evident when research results showed cacti are capable of developing high productivity in water-stress regions, because of their high water-use efficiency and their above-ground productivity.

In Tunisia under rainfed conditions and with no fertilizer application, spineless cactus yields were between 20 and 100 tonnes of cladodes per year, for an average rainfall of 150 and 400 mm per year, respectively (Figure 1).


Figure 1. Cactus (Opuntia ficus indica var. inermis) yield according to rainfall in Tunisia (adapted from Montjauze et Le Houérou, 1965)

In Central and South Tunisia, cactus plantations provide a large amount of fodder for livestock and play a key role in natural resources conservation. In Central and South Tunisia, cactus plantations provide a large amount of fodder for livestock and play a key role in natural resources conservation.

Use of cacti for livestock feeding

Cactus is not a balanced feed and should rather be considered as a cheap source of energy. Cladodes have a low crude protein content and consequently need to be supplemented by protein sources. They are also low in phosphorus and sodium. The combination of spineless cactus (Opuntia ficus indica var. inermis) with cereal straw is a nutritionally satisfactory solution for maintaining small ruminants in arid zones. Generally cacti are highly palatable. The gut fill value is low but, unusually, feeding cactus enhances intake of fibrous feeds (straw). This result is highly interesting because straw is the main feed source in arid environments of WANA. It is well established that besides its low feed value, straw intake is low. Combining straw with cactus increases straw intake and consequently animal performance.

Feeding cactus helps resolve the problem of watering animals in arid environment

Water is scarce in arid zones of the WANA region. Watering animals during summer time and drought periods is a real problem. Animals spend a lot of energy to reach water points. Moreover, rangeland degradation in the area surrounding water points is a serious problem. Therefore, the high water content of cactus pads is a positive criteria, and feeding this species helps water animals in dry areas.

The research results show clearly that water intake is nil when cactus intake by sheep is about 300 g of dry matter. Sheep fed for a long period (400 to 500 successive days) with large amounts of cactus stopped drinking (Figure 2).


Figure 2. Feeding cactus helps solving livestock watering problem

Some practical considerations

Plate 2. Cactus pads are commonly chopped in slices by hand; this procedure is time consuming.The method of utilization of spineless cactus will differ from farm to farm according to circumstances such as available labor, facilities, quantity of spineless cactus etc.
It is often recommended the following ways of utilizing cactus pear for feeding livestock:

  • Grazing of cladodes in situ. Although this is the simplest method it is not the most efficient and care should be taken so that the animals do not overgraze and deplete the plants.
  • Cutting of the harvested cladodes into small pieces or strips and feeding them in a confined area to limit unnecessary wastage (plates 2 and 3).
  • Plate 3. Simple choppers are available and suitable for cactus pads.Supplementation in case of emergency. Cactus, fed in any form, will keep the animals alive for long periods.
Storage; Grazing vs. Cut-and-carry

Since cacti stays evergreen, it is better to store the product in situ and to avoid expensive processes like silage making or drying, even if they are technically feasible.

Plate 4. To avoid plantation destruction by direct grazing, it is recommended to adopt cut-and-carry techniques.The easiest way to utilize spineless cactus is by grazing. It requires very little labor and is thus the cheapest method. Overgrazing of the plantation must, however, be avoided. Young plants are especially susceptible to overgrazing and can be killed by sheep. Even older plants can be so badly damaged that the subsequent production will be considerably lowered. The best method of grazing is to divide the plantation into small paddocks and to graze each of these intensively for a short period. Large losses occur during grazing due to wastage.

Integration of cacti with other arid zones feed resources

Supplementing poor quality roughages with cactus

Poor quality roughage may be supplemented with cactus. Indeed, the intake of straw increases significantly with the increase of the amount of cactus in the diet. Cactus is also a good supplement to ammonia or urea-treated straw, since it provides the necessary soluble carbohydrates for the efficient use of the non-protein nitrogen in the rumen.

Therefore, cacti may be used as a major component of diets containing cereal straws, it is only necessary to add appropriate supplements to overcome the nitrogen deficiency and to provide the fiber needed for normal rumen functioning.

Atriplex: a nitrogen supplement for cactus

Energy and N requirements in sheep may be matched using diets based on these two feeds. The level of cactus in the diet may reach up to 55 % on a DM basis, without any digestive side effect. It is advisable that small amounts of fibrous feed (straw, hay) be fed to animals before cactus. Better diet efficiency can be obtained if the mineral balance is improved.

When fed to animals, cacti behave more like a sugar-rich foodstuff (similar to cereal grain or molasses). Cacti are highly palatable (an average of 6 to 9 kg for sheep and 50 to 80 kg for cattle). Spines are not a limiting factor because they are easy to remove. To feed cactus, a few simple rules should be considered:

  • Cactus is an unbalanced diet component and should be fed in association with fibrous foodstuffs (straw, hay, shrubs, etc.). It ialso needs to be supplemented with an appropriate and cheap nitrogen source.
  • Cactus is rich in soluble carbohydrates and Ca and poor in phosphorus. Therefore it is recommended to (i) avoid decreasing rumen cellulolytic activity by adding molasses, (ii) limit the amount of grain in the diet for the same reason, (iii) feed animals fibrous feeds (straw, hay) before cactus. Moreover, a special mineral supplement is required (equilibrium Ca/P ratio), to provide sufficient sulfur (S).

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L'auteur de ce site est un ingénieur agronome ayant travaillé sur le terrain en Algérie (Batna) et en France (Oise). Passionné d'agronomie et d'une curiosité insatiable, il se propose d'être un "passeur de savoir".

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