Céréales en Australie, une source d'inspiration...

Dossier Agriculture australienne.
Un recueil sur des pratiques performantes de l'agriculture en Australie. La similitude du climat algérien et australien permet d'envisager de transposer en Algérie certaines de ces techniques.
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DOSSIER APPRENDRE DE L'AGRICULTURE MAROCAINE
Sur bien des ponts, l'agriculture marocaine est en avance sur ce qui se fait en Algérie. Nous vous proposons plusieurs exemples qui sont autant de voies à suivre... (sauf pour le cannabis, bien sûr).
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Photo: Les ambassadrices d'Allemagne et d'Autriche, Mmes Jutta Wolke et Aloisia Wörgetter et Rachid Ibersiene (Fromagerie fafi) à Tamassit.

 

COOPERATION INTERNATIONALE

 

Cette rubrique traite de la coopération agricole entre l'Algérie et ses partenaires étrangers. Une bonne coopération est une coopération win-win et non pas la recherche de marchés pour écouler des excédents agricoles.

 

L’agriculture de

conservation a

supplanté le dry farming

 

En 20 ans, les systèmes de culture ont considérablement évolué. Auparavant, le dry farming, forme d’agriculture adaptée aux régions sèches, dominait, avec une rotation blé/luzerne annuelle/jachère travaillée. Le but de cette dernière était de stocker l’eau et l’azote dans le sol pour en faire bénéficier la culture suivante. La jachère était travaillée en profondeur avec une charrue à disques. Puis des façons superficielles détruisaient toute végétation susceptible de transpirer de l’eau. Ce système avait quelques inconvénients : charges de mécanisation élevées, surface de l’exploitation partiellement non productive, terre travaillée très propice à l’érosion éolienne. Le dry farming a été progressivement remplacé par le semis direct, qui représenterait aujourd’hui 90 % des surfaces du Mallee ou du Wimmera. Pourquoi un tel engouement pour ce qu’on appelle dans beaucoup de régions du monde l’agriculture de conservation des sols ? La prise en compte du contexte économique ne semble pas y être étrangère (réduction des charges de mécanisation et de main-d’oeuvre). Par ailleurs, son extension semble avoir été concomitante à la baisse du prix du glyphosate, herbicide essentiel à ce système de culture. Dans ce contexte aride, supprimer le travail du sol permet de réduire les pertes en eau par évaporation, ce qui est un argument de poids pour améliorer l’efficience de l’eau (quantité de grain produite par quantité d’eau tombée).

La succession des cultures varie en fonction de la pluviométrie moyenne du secteur, du type de sol et des pluies tombées avant le semis. Les céréales à pailles, notamment le blé, dominent les assolements. Le colza (canola) est un peu plus exigeant en eau. Les légumineuses le sont encore plus et sont réservées à des situations plutôt favorables. Les rotations peuvent être, par exemple, canola/blé/blé/blé/blé/orge dans le Mallee. Avec 400 mm/an en sol argileux dans le Wimmera, on peut trouver des rotations de type pois chiche/blé/lentille/ blé/canola/orge. Toutes les cultures sont semées en automne (avril-juin) et récoltées en fin de printemps (octobre décembre). L’élevage a largement régressé dans ces régions céréalières.

 

Une conduite

« extensive » du blé

Le rendement moyen du blé est de l’ordre de 20 q/ha dans le Mallee et de 30 q/ha dans le Wimmera. Cela ne permet pas de rentabiliser beaucoup d’intrants, sachant que le principal facteur limitant est la disponibilité en eau. Le niveau de charges opérationnelles moyen pour la campagne 2008 est de 100-125 €/ha en incluant la fertilisation, la protection phytosanitaire, les semences et même le fuel !

L’itinéraire type commence par un entretien chimique du chaume grâce à un glyphosate pour éviter que des adventices ne transpirent

le peu d’eau du sol. Le semis, à l’automne, est précédé par une application de glyphosate + trifl uraline. Il est souvent réalisé avec un semoir à dents qui met en terre en moyenne 50 kg/ha de semences, souvent d’origine fermière. Le fl ux de terre créé recouvre la trifluraline et évite sa volatilisation. Des fertilisants sont apportés au semis en localisé (20 unités d’azote, 7 de phosphore). Le reste de l’itinéraire est ajusté selon l’année ou la parcelle : apport d’urée (jusqu’à 30 u si le potentiel est prometteur !), rattrapage sur dicotylédones(2.4 D le plus souvent) et ray-grass, très présent et surtout multi-résistant. Aucun régulateur ou fongicide n’est appliqué en général.

Dans des régions plus proches de la mer et plus arrosées (600 mm/an en moyenne), le potentiel moyen des blés approche les 40-50 q/ha. Les itinéraires sont adaptés en conséquence pour valoriser

ces meilleurs potentiels : densité de semis plus importante, fertilisation plus généreuse, fongicide (triazole) au stade dernière feuille étalée, programme herbicide un peu plus complet…

 

 

 

RECOLTE DES BLES EN FRANCE: UNE GRANDE PARTIE DES BLES DECLASSES.

D.BELAID 1.08.2014

 

En France, la récolte 2014 restera dans les annales. Les pluies de juillet ont entraîné des germinations de grains sur épis. Pour certains organismes de collecte c'est plus de 70% de collecte qui est déclassée en blé fourragers. Quelles conséquences pour le marché algérien traditionnellement acheteur de blés français?

 

Pour les organismes de stockage, tout a commencé après le 4 juillet avec les orages. Auparavant, les remorques de grains étaient d'une qualité irréprochables. Mais voilà que l'humidité permanente liée aux orages accompagnée de chaleur a provoqué la germination sur pied des blés et même parfois des colzas. Du jamais vu de mémoire d'agriculteurs. Pour avoir constaté fin juillet sur place dans l'Oise et dans l'Aisne, certaines parcelles présentent des épis noirs de moisissures. Quant à l'odeur près des parcelles, c'est une odeur de « moisi » qui s'en dégage raconte un promeneur.

 

Conséquences de ces germinations sur pieds, visibles ou pas à leur début: des temps de chute de Hagberg en dessous de 220 secondes. Sur certaines aires de collecte au Nord de la Loire, seulement 3% des bennes réceptionnées dans les silos se situent entre 150 et 220 secondes. D'ordinaire, c'est à peine 0,1% des cargaisons qui sont en dessous des normes.

 

Chose dramatique, le début de germination, visible ou non, entraîne la production d'amylases dans le grain. L'amidon commence à être transformé. Mais le plus à craindre pour les chefs de silos, ce sont ces amylases du grain. Car une fois écrasés, la farine obtenue reste contaminée par ces enzymes. Et là, les qualités boulangères de la farine disparaissent. Il devient quasiment impossible de faire du bon pain.

Il peut être tentant d'essayer comme pour un blé pauvre en protéines de procéder à des coupages avec d'autres blés. Mais concernant le temps de chute de Hagberg, cela reste impossible. La loi des mélanges n'est pas respectée. Mettre un lot avec un temps de chute de de 220 s et un autre de 150 s n'assure pas d'obtenir un lot avec un temps de chute résultant de la moyenne des deux lots. La valeur obtenue restera dramatiquement basse. Il existe certes des abaques afin de réaliser de tels mélanges, mais les marges de sécurité à prendre sont considérables. Certainement l'effet des enzymes qui peuvent agir à très faible concentration. Le blé est alors déclassé en blé fourrager.

 

 

Conséquences, très tôt l'alerte a été donnée. Dès la constatation de ces temps de chute, c'est chaque remorque arrivant devant les silos qui est analysée. Jusqu'à 5 000 mesures pour cet organisme de collecte dans le centre de la France. Mais, souvent pour les agriculteurs, le verdict tombe: indice en dessous de 220. Et là, c'est la fin de tout accès au marché de la meunerie. Des organismes de collecte se retrouvent avec des cargaisons représentant plus de 70 de leurs silos en blé fourragers. Qu'en faire? Impossible à utiliser pour la meunerie c'est à dire les débouchés traditionnels. Comment les écouler lorsqu'on se situe loin d'une zone d'élevage. Et à quel prix puisqu'il s'agira d'assurer les transports sur de plus longues distances. Pour les adhérents des coopératives, le manque à gagner risque de ne pas être négligeable.

 

Pour des coûts de production estimés à 160 € la tonne, le prix agriculteur se situera à peine à 130 € par tonne. C'est dire combien la situation s'annonce difficile pour pour les exploitations disposant d'un fort assolement céréalier cette année.

 

Même son de cloche en Champagne-Ardennes pour la Vivescia qui rescence un tiers de blés germés parmi ceux récoltés au Sud de Troyes. « Il risque d'y avoir trop de céréales pour l'alimentation animale » diagnostique Hélène Morin analyste chez Agritel.

 

Qu'en est-il pour les blés durs sur la production de pâtes alimentaires?

 

On pourrait penser que les blés durs ne sont pas concernés. C'est oublier que leur aire de cilture dépasse le Sud-est de la France et remonte vers le Centre. Disons le tout de suite. La germination des grains sur épis n'affecte pas la qualité semoulière et pastière du blé dur. Cette différence vient d'une caractéristique fondamentale du process semoulier. Alors que la pâte à pain est longtemps humide pour favoriser l'activité de fermentation des levures, dans le cas de la pâte de blé dur, la cuisson à haute température est immédiate. Ainsi, l'activité de l'alpha-amylase est empêchée puisque les conditions d'humidité et de températures ne sont jamais réunies. Sauf pour des temps de chute de Hagberg au dessous de 150 secondes, la germination a peut d'effet sur le process de fabrication des pâtes.

 

Au niveau de 150 secondes les effets sont peu marqués sur la qualité des pâtes alimentaires. Il faut attendre des temps de chute au dessous de 150 secondes pour voir la qualité se dégrader légérement. Mais c'est à partir de 100 secondes que les effets sont marqués: « Des problèmes de production tels que l’extrusion irrégulière, l’étirement des filets et les irrégularités de séchage (fendillement des filets durant l’entreposage) ont déjà été imputés aux grains germés, mais toujours dans le cas de grains très fortement germés » note Nicolas BOUSQUET d'ARVALIS - Institut du végétal.

Quant à la couleur des pâtes lors de la cuisson, la germination à un effet lors des process actuels à haute température.

 

 

Pour les importateurs algériens, cette situation complique les achats. Ceux-ci sont bien au fait de la situation. Ils disposent des moyens adéquats pour mesurer le temps de chute de Hagberg dans les ports dès l'arrivée des bateaux les cargaisons avant qu'ils ne soient déchargés. Mais les exportateurs français savent depuis longtemps que toute cargaison ne présentant pas le 220 secondes en Hagberg leur sera retournée. Et des maisons telle Sénalia à Rouen exige depuis l'an passé aux organismes de collecte de son bassin d'approvisionnement une analyse du Hagberg au grand dam des responsables paysans des coopératives et du négoce. Mais ces derniers ont dû s'y faire et le pli est pris. Une bonne chose au vu des résultats de cette année. C'est pour notre survie à l'export s'évertue d'expliquer les dirigeants de Sénalia qui doivent affronter de plus en plus les blés issus de la Mer Noire. Les importateurs algériens devront certainement se tourner vers d'autres zones céréalières celles-ci. D'autant plus que les conditions climatiques à la moisson ont été plus favorables. Mais qu'en est-il des autres facteurs. Les autres années, certains de ces blé avaient été dit infectés par les punaises des céréales et de piètre qualité boulangère.

Une affaire à suivre.

 

 

BLES FRANCAIS A L'EXPORT, UNE ANNEE CATASTROPHIQUE A VENIR.

D.BELAID 22.07.14

Les premières données sur la récolte des blés français montrent une situation très particulière. Les pluies de juillet sur les épis en fin de maturation ont provoqué en différentes régions des germinations sur pied dans des proportions encore jamais égalées. La qualité des blés français risque d'être déplorable cette année. Quelle sera, dans ce contexte, l'attitude des importateurs algériens?

 

UNE SITUATION RAREMENT VUE

Pour les céréaliers du Nord de la France, les conditions climatiques de ce mois de juillet auront été exécrables. Tout au long de la maturation des grains, les exploitations ont connu des alternances d'orages et de temps chaud. . Dans ces conditions, la récolte a été retardée à cause de grains trop humides. Mais cela s'est traduit par des germinations sur épi.

Plusieurs agriculteurs ont constaté la présence de germes sur les grains. Ce phénomène est d'autant plus grave qu'il n'est pas forcement visible. Un grain peut avoir entamé un processus de germination sans que cela soit visible (absence de sortie du germe). Seule alors une analyse en laboratoire peut révéler le début de germination.

En Champagne-Ardennes au niveau de la coopérative Vivescia, on estime à un tiers les blés germés parmi ceux récoltés au Sud de Troyes. En Seine et Marne, un céréalier parle de 20% des parcelles présentant un début de germination visible à l'oeil nu.

Partout les moissons sont retardées à cause des orages d'été: bien sûr au Nord de la Loire mais aussi au Sud de Lyon1. Des superficies considérables ne sont pas encore moissonnées. Dans le bassin parisien, une visite menée par nos soins sur des parcelles de blé montre des épis noircis par les moisissures développées après les pluies.

 

GERMINATION SUR PIED ET QUALITE DES FARINES

La germination des graines sur épi n'est pas un phénomène banal. Des enzymes sont alors produites par les cellules du grain. Elles attaquent l'amidon et le transforment en sucres simples. Le problème de qualité ne se résume pas en une simple diminution de l'amidon, mais en la présence d'amylases dans le grain. Celles-ci ont un effet dévastateur sur la qualité boulangère des farines. Le pain ne lève pas et sa croûte brunit rapidement à la cuisson.

Traditionnellement, au niveau des organismes de collecte et de stockage, les chefs de silos savent faire en cas de qualité inégale des livraisons. Lorsqu'ils ont des blés à faibles taux de protéines, ils les mélangent avec des blés de force. Résultat obtenu: un blé de qualité moyenne répondant aux critères des grandes maisons d'exportation du port de Rouen telles Sénalia.

Mais avec les blés germés, point de mélange possible. Ce type de blé constitue la bête noire des chefs de silos. Et pour cause, même en réalisant de subtiles mélanges, ils n'arrivent pas à améliorer le « temps de chute de Hagberg », paramètre qui mesure l'étendue des grains germés au niveau d'une cargaison. Il suffit en effet de quelques remorques de blé germé pour que tout un silo soit contaminé.

Auparavant, les blé germés ne constituaient pas un problème à l'export2. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. En cas de refus, il ne reste plus comme utilisation l'alimentation animale. Les pays importateurs sont de plus vigilants. D'autant plus que de tels blés produisent des pains immédiatement identifiables par les boulangers. On ne peut donc masquer les conséquences d'une farine de blés germés. Conscientes de cela, des exportateurs tels Sénalia à Rouen, ont accru leurs exigences vis à vis des organismes de collecte et n'acceptent plus de lots de blés germés.

 

Pour les importateurs, la réalisation du test de Hagberg est d'une simplicité enfantine. Ce test est normalisé et ne nécessite pas d'instruments sophistiqués. Il suffit en effet de mesurer le temps que met une tige de poids précis pour atteindre le fond d'un récipient contenant un mélange d'eau et de farine d'un échantillon à tester. Plus la farine est issue de blé germé, moins il y a d'amidon et moins il y aura de viscosité du mélange. Conséquences, la tige descend moins rapidement. Un tel test est donc réalisable avec peu de moyen dans le moindre laboratoire des ports des gros pays importateurs et cela du Maroc jusqu'à l'Egypte.

 

« LES PROBLEMES ARRIVENT PAR ESCADRILLES »

Un temps pluvieux durant la maturation du blé ne provoque pas seulement la germination des grains sur pied. Il provoque également le développement de moisissures de l'épi ou fusarioses et entraîne également une plus grand migration de l'amidon des feuilles vers le grain. Cela est à priori intéressant car le poids spécifique augmente. Sauf que les protéines du grain sont alors diluées. Au final, des taux de protéines de l'ordre de 10% alors que l'objectif de la filière française était d'être nettement au dessus. C'est que les acheteurs de blé français exigent des blés aux taux de protéines bien supérieurs à ces malheureux 10%. François Gatel de France Export Céréales note que «  Concernant les protéines, les cahiers des charges du Maroc et de l’Algérie le situent à 11 %. En Iran, en Afrique de l’Ouest et en Egypte il monte à 11,5 et même à 12,5 en Libye ».

 

La profession avait pourtant prix cette année des mesures. La plupart des silos français sont aujourd'hui équipés d'instruments de mesure des protéines du grain. Il s'agit d'un procédé utilisant les Infra-rouges et qui permet l'analyse rapide de toute remorque se présentant à la porte d'un silo.

Une solution pourra être trouvée en mélangeant aux blés à faire taux de protéines des blés de force du sud de la France. Sauf que les quantités disponibles risquent d'être insuffisantes. En effet, de nombreux céréaliers préfèrent encore produire des blés à fort rendement mais pauvres en protéines.

Les blés ne sont pas les seules cultures concernées par les pluies de ce mois de juillet, même le colza est concerné. Et la presse spécialisée a publié des photos montrant des germes de 2 à 3 cm sortant des siliques de colza sur pied. De mémoire d'agriculteurs, « nous n'avions jamais vu cela » racontent les concernés aux journalistes.

 

D.O.N, PAS UN DON DU CIEL.

Les fortes pluies du mois de juillet sur le Nord de la France sont donc tout sauf un don du ciel. Concernant le cas des fusarioses de l'épi en cas d'humidité, est produit par les champignons microscopiques des mycotoxines comme le déoxynivalénol (DON). Celles-ci peuvent provoquer des troubles de santé. Le taux de DON est donc sévérement contrôlé au niveau des organismes de collecte. Mais de précédentes années pluvieuses et des attaques de fusariose qui en ont résulté ont appris aux céréaliers français à traiter avec des fongicides spécifiques au stade épiaison. Le risque peut être maîtrisé et les taux de DON devraient être sous contrôle sauf cas particulier.

 

UN CASSE TETE POUR LES IMPORTATEURS ALGERIENS

Pour les importateurs algériens, la signature de contrats de blé récolte 2014 risque de se révéler être un redoutable casse-tête. D'autant plus que la presse locale s'est faite l'écho de « préférences » en matière d'importation de blés français au détriment de blés ukrainiens par exemple moins chers mais punaisés selon les responsables de l'OAIC.

Cette année, les faits et gestes des importateurs algériens seront scrutés à la loupe. Idem concernant Cevital. Quelle huile et avec quel goût donnera le colza français germé trituré dans les moulins à Bédjaïa?

Pour les blés, l'Algérie se tournera-t-elle vers l'Ukraine comme l'a fait récemment le Maroc? Mais pour quelle qualité? Plus que jamais les blés français sont sur la sellette.

1Nous avons pu de visu observées ces parcelles le 22 juillet.

2Un céréalier du bassin parisien m'a raconté qu'un jour sa fille partie en Egypte et ayant assisté au déchargement d'une cargaison de blé français aux grains en partie moisis lui a dit « papa, j'ai honte du blé que nous envoyons en Egypte ».

 

 

Agriculture : Des opérateurs autrichiens veulent investir en Algérie

 

Des opérateurs économiques autrichiens sont intéressés par l'investissement dans le secteur agricole en Algérie et comptent établir, en 2013, des partenariats avec des professionnels algériens du secteur, a indiqué, dimanche à Alger, un diplomate autrichien. "L'Autriche compte investir plus durant cette année dans le secteur de l'agriculture, notamment dans les volets relatifs à la formation, au développement de la filière lait et à la modernisation des bâtiments d'élevage", a déclaré à l'APS, M. Markus Haas, chef de la mission économique à l'ambassade d'Autriche à Alger. Outre la signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et l'Autriche en 2012, les deux pays sont déjà liés par des accords de coopération dans le secteur agricole. L'Autriche fournit des machines agricoles, des génisses pleines (l'Algérie est le 3e partenaire de l'Autriche dans ce domaine) et des services d'insémination artificielle du cheptel bovin en Algérie.

"Conformément aux objectifs du mémorandum d'entente signé entre le ministère de l'Agriculture et du Développement rural algérien et le ministère fédéral autrichien de l'Agriculture, de l'Environnement, des Eaux et des Forêts, les deux parties ont procédé, fin 2012 à Alger, à l'installation d'un groupe de travail sectoriel austro-algérien", a rappelé M. Haas.

Ce groupe de travail devra examiner la coopération bilatérale et les modalités de son développement, notamment dans le domaine de l'élevage bovin et la nutrition animale. Il aura également à examiner le partenariat institutionnel et technique, les volets relatifs à la formation, la recherche, la normalisation et la valorisation des produits agricoles, le développement rural et l'élevage bovin. Les ministres de l'Agriculture des deux pays ont signé, au mois d'août dernier, un accord bilatéral portant sur la coopération en matière d'élevage (nutrition et santé animales), de reboisement et de gestion de parcs nationaux algériens. Par ailleurs, M. Haas a insisté sur l'intérêt que manifeste l'Autriche pour la coopération dans plusieurs autres secteurs en Algérie, dont ceux de la santé, l'environnement, l'énergie solaire où l'Autriche est pionnière.

"La plasturgie est aussi une filière qui intéresse beaucoup les entreprises autrichiennes, dont certaines d'entre elles cherchent un partenariat pour le développement de ce secteur en Algérie, en proposant des outils et machines pour la production locale et l'amélioration du processus de production", a insisté M. Haas. Plusieurs produits et équipements pourraient aider dans l'industrie locale ; à titre d'exemple, des machines qui permettent l'extrusion de profilés plastiques, ainsi que des installations complètes destinées à la fabrication de fenêtres en PVC.    

En 2013, une délégation autrichienne multisectorielle effectuera une visite en Algérie, pour "conclure des partenariats fructueux", selon M. Haas qui a rappelé la présence d'une douzaine d'entreprises autrichiennes en Algérie chargées de réaliser de grands projets, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l'environnement. Dans le domaine de l'environnement, plusieurs stations d'épuration ont été construites et sont encore gérées par des sociétés autrichiennes de renom, telle VA Tech Wabag qui s'occupe de la gestion de la plus grande station d'épuration des eaux usées en Algérie, à El-Kerma, près d'Oran.

L'entreprise s'occupe aussi de la formation du personnel et garantit ainsi un transfert de savoir-faire, selon ce diplomate.  

De son côté, la société Strabag qui a réalisé la station d'épuration par lagunage aéré à Ouargla et les ouvrages du transfert Chott Aïn Beïda vers la Sebkha de Sefioune a pris en charge la partie génie civil du métro d'Alger pour la ligne 1 Haï El- Badr-Grande Poste (achevée), et les tronçons Haï El-Badr-El-Harrach et Haï El Badr-Aïn Naâdja. Dans le secteur des travaux publics, l'entreprise autrichienne DOKA assure la réalisation et le transfert de technologie pour plusieurs projets, alors que dans le secteur des transports, la réalisation de plusieurs téléphériques a été confiée à l'entreprise Doppelmayer Garaventa, leader mondial dans la remontée mécanique, a indiqué le diplomate autrichien.

El Moudjahid 14 janvier 2013

 

L'UE AIDE DES AGRICULTEURS ALGERIENS DANS LE CADRE DU PROJET FAWIRA

c'EST LE CAS DE LA COOPéRATIVE D'OLIVES CHOK

 

FAWIRA: Brève présentation du projet | INRAA INNOVATION

agrifood-innovation.blogspot.com/.../fawira-breve-presentation-du-proje...

9 mars 2013 - D'une durée de 3 années, l'objectif global du projet FAWIRA dont le

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Principe: par distilation. Usage: bloquer la germination des pommes de terre

 

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Semoir semis-direct:

Essai d'un prototype.

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Comment développer son activité au sein d'un cluster

dans sa région. Cas de l'olive à Bouira.

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Utiliser le fumier

des élevages.

 

Production de biogaz

 

 

 

Traitement de semences

Semences de ferme.

 
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Irrigation nano

au Maroc.

 

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"Danettes" au lait de soja et agar-agar

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Ce site vise à réaliser une veille technologique concernant l'agriculture en milieu semi-aride. Nous proposons ainsi de réaliser un transfert de technologie. Beaucoup d'agriculteurs et agronomes sont à l'origine de techniques innovantes, nous essayerons de mieux les faire connaître.

 

L'auteur de ce site est un ingénieur agronome ayant travaillé sur le terrain en Algérie (Batna) et en France (Oise). Passionné d'agronomie et d'une curiosité insatiable, il se propose d'être un "passeur de savoir".

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