Comment nourrir 37 millions d'Algériens?

N O U R R I R  

3 7   M I L L I O N S   D ' A L G E R I E N S

 

BILLET. ELOGE DE LA SOUPE DE LEGUMES

 D.BELAID 18.05.2014

La soupe, un éloge de la soupe? Chacun connaît la chorba et hrira1 du mois de Ramadhan. Mais, notre propos ne concerne ni l'une ni l'autre. Pourquoi? Car celles-ci peuvent se consommer avec de belles tranches de galette ou de pain dont khobz ed-dar. Or, nous souhaiterions aborder les moyens de moins consommer de pain. Car, nous en consommons beaucoup. Bien que la production locale s'améliore, les importations de blé restent forte. Il y a quelques années, l'Algérie achetait la plus grande partie des quantités de blé dur mise sur le marché international.

 

Il faut savoir que ce mode alimentaire avec une fort part de pain n'est pas la norme ailleurs. Les Algériens font partie des plus gros consommateurs de pain au monde. Il y a quelques temps, assis à la terrasse d'un restaurant près de Marseille, un jeune couple marseillais s'est installé à quelques table de la mienne. Les quelques bribes de conversation entendues et l'accent indiquaient leur origine algérienne. Une chose m'a frappé et a frappé mes compagnons de table: leur consommation de pain. Ayant commandé un plat en sauce, le jeune couple a copieusement « saucé » avec du pain frais la moindre parcelle de sauce de leur assiette. Ainsi, ces jeunes issus de la seconde génération avaient conservé un mode de consommation alimentaire typiquement algérien.

 

Pourquoi nous intéresser à la soupe de poireaux? Car, prise le soir, elle peut permettre de limiter le recours à la consommation excessive de pain. Que chacun fasse son examen de conscience et examine ce qu'il consomme le soir. Le diner, comporte souvent du « maqli2 » comme des frites ou des tomates ou poivrons à la belle saisons frits dans l'huile. Et le pain y a une part prépondérante.

Quant à nos jeunes, c'est souvent des repas pris à l'extérieur dans des « fast food ». Et le sandwich omelette-frites s'y taille la part du lion. Or, une soupe de légumes en ouverture de repas, c'est autant de pain en moins consommé. Les producteurs locaux de jus de fruits disposant de lignes de conditionnement TetraPack pourraient ajouter, comme le fait en Europe la société Liebig, des lignes de production de soupe de légumes. Il serait possible de produire des soupes à base de citrouilles ou de mélanges de légumes. Il est regrettable que les cucurbitacées les plus consommées soient les pastèques. Le délicieux potimaron est par ailleurs inconnu en Algérie. Le jardinage et les potagers dans les villes mériteraient d'être encouragés.

 

ELOGE DU RADIS ET DU BESBES

Cet éloge de la soupe aux poireaux ne serait pas complet s'il n'était accompagné de celui d'autres légumes tels le besbès3, le radis, ou les haricots verts. La consommation de ces légumes crus ou cuisinés peuvent être autant de façon de réduire la consommation de pain. Les cantines scolaires et autres restaurants d'entreprises peuvent être des lieux d'éducation nutritionnelle. Certes, il ne s'agit pas de faire aimer les épinards aux écoliers, mais au moins les habituer à consommer plus de légumes.

 

Certes, les légumes et les fruits ont un prix bien plus élevé que le pain et la semoule dont les prix sont soutenus par les pouvoirs publics. Et on peut comprendre leur part prépondérante dans les ménages à faible revenu. La mécanisation est une des réponses pour l'augmentation de la production de légumes et à plus grande consommation. Il faut voir sur le site du Groupe Benamor les machines automatiques permettant le semis sous serre des graines de tomates. Concernant la culture de la pomme de terre, aujourd'hui existe des planteuses de tubercules et des ramasseuses pour leur récolte. De plus en plus d'exploitants y ont recours. Pourquoi ne pas plus utiliser plus de machines en maraichage? Parfois la fraise rotative d'un simple motoculteur permet de réduire des heures de désherbage manuel. Il y a là tout un domaine à développer afin d'offrir aux consommateurs des légumes moins chers.

 

La décision des pouvoirs publics de développer des marchés de gros est également salutaire. Cela peut être un moyen afin de mieux réglementer le commerce de gros de fruits et légumes. Actuellement, les mandataires et les possesseurs de chambres froides4 dégagent des marges bénéficiaires supérieures à celles des producteurs.

 

C'est également aux producteurs de se fédérer en groupement et de reconquérir au moins en partie les circuits de commercialisation. Dans le domaine de l'huile d'olive un groupement de producteurs de Bouira organisés en groupement « Coopérative Huile d'Olives de Kabylie » a réussit à améliorer la qualité et a même réussit à obtenir des financements de l'Union Européenne5.

C'est également au secteur de l'agro-alimentaire de faire preuve d'innovation afin d'améliorer la consommation des légumes. A l'heure du développement de chaînes de super marchés, et du travail féminin, on pourrait imaginer le développement de légumes de « quatrième gamme ». C'est à dire lavés, découpés et mis en sachets sous ambiance contrôlée comme pour les salades ou les radis6. La consommation de carottes pourrait être développée par leur présentation sous forme râpées dans des barquettes plastique. Les chaînes de super-marchés peuvent développer des ateliers « traiteurs » ou se faire approvisionner par des entreprises spécialisées.

 

ENCADRE: PRODUIRE DU RADIS 4ème GAMME

La quatrième gamme est définie comme « produits agricoles et préparations crus, prêts à l’emploi ; il peut s'agir par exemple de salades, de crudités (carottes râpées...) ou de légumes épluchés, prêts à cuire, conditionnés en sachet de plastique, parfois dans une atmosphère modifiée, et conservés par réfrigération »

Exemple: Artichauts 4ème gamme www.youtube.com/watch?v=7bqOZ2Au19g

-disposer d'un petit terrain, installer une serre plastique,

-semer des radis,

-intérêt des radis est leur rapidité de croissance,

-choisir une variété de radis ronds

-enlever les feuilles après récolte,

-les laver,

-les trier en les faisant passer à travers une grille de calibrage,

-séchage,

-ensachage (se renseigner, il existe des ensachage sous gaz inerte),

-distribution et vente.

 

A l'heure où les caprices de la météo ou les retards technologiques7 font qu'une partie de la récolte de blé est menacée par la sécheresse, et que des spécialistes annoncent la baisse des revenus issus des hydrocarbures ce que met le consommateur dans son assiette est capital pour l'agriculteur. L'agriculteur algérien ne peut en l'état des moyens matériels et organisationnels actuels proposer plus de blé. Cela le sera certainement dans le futur en continuant à y consacrer les financements nécessaires. Par contre produire des légumes est plus facile. On peut réaliser plusieurs récolte par an et mobiliser les eaux épurées des stations d'épuration. La consommation de légumes est d'ailleurs recommandée par les nutritionnistes. Le consommateur devrait y penser.

 

Sinon, les pouvoirs publics n'auraient plus qu'à faire sien le slogan de ce chanteur français aux chemises à fleurs qui à la fin des années 60 parlait de « mettre la pilule en vente libre dans les supermarchés ».

1Soupes comportant notamment de la tomate.

2Plats frits.

3Fenouil

4Dans une récente conférence le célèbre économiste Abdelatif Benachenhou raconte qu'il a vu de ses propres yeux un propriétaire de chambre froide stocker au frais des billets de banques.

5Projet SAWIRA

6Des entreprises des Pays Bas proposent en France des sachets de radis lavés et effeuillés pour apéritif.

7D'énormes efforts sont entrepris par les pouvoirs publics et en particulier l'OAIC à travers les CCLS. Cependant, la technique du semis direct permettant une meilleure utilisation de l'humidité du sol reste peu développée.

 

 

DJAZAGRO, QUEL % MADE IN DZ?

N'est pas capitaine d'industrie qui veut.

D. BELAID 28.04.2014

 

Dressant un pré bilan du dernier salon Djazagro, El Watan de ce jour cite de grands groupes algériens "Cevital, Rouiba, Benamor, Soummam, Ifri, Hodna, Tchilait, Sim et bien d’autres noms, à l’image de N’gaoues. Héritée du secteur public, précisément du groupe Enajuc en 2007 par Simagrof, avant d’être rachetée par le groupe Mazouz à l’ère des privatisations, cette entreprise a fini par franchir de grands pas".

 

On peut se demander quel est leur % d'intégration en produits nationaux? Cevital: 0%, Rouiba 0% à 5%, Benamor Tomate 100%, Soumamm 40%, Hodna 0 à 10%. Un bilan exhaustif reste à établir. Nos économistes pourraient s'en charger en dépouillant les documents comptables de ces entreprises et des douanes. Reste une question fondamentale: comment arriver à plus d'intégration en matière première (MP) nationale? Et question corollaire comment les pouvoirs publics peuvent-ils pousser ces acteurs à intégrer plus de MP locale?

 

L'EXEMPLE DE LA PRODUCTION NATIONALE DE TOMATE INDUSTRIELLE

Car cela est possible. Les pouvoirs publics peuvent progressivement imposer un % d'incorporation de MP à tout fabricant. Cela permettra de monter des filières. L'exemple le plus probant en la matière est la succes story de G Benamor avec la tomate industrielle. Ses agriculteurs sous contrat ont multiplié par 3 leurs rendement de tomate. A quand un contrat entre Cevital et des producteurs locaux de graines oléagineuses ou de betterave à sucre1? C'est bien beau que des investisseurs nationaux demandent la fin des monopoles publics à leur profit. OK. Mais, maintenant la moindre des choses qu'on pourrait leur demander, c'est d'intégrer les agriculteurs algériens dans leur processus de fabrication et de faire travailler la jeunesse algérienne. De l'autre côté de la Méditerranée Mr Montebourg appelle cela du "patriotisme économique". Nous en reste-t-il encore?

 

FAIRE VIVRE DES FILIERES NATIONALES

Un autre exemple de réussite concerne la production de blé dur et de lait frais. Certes, même si on reste loin d'une couverture des besoins nationaux par la production nationale, les progrès actuels sont notables.

 

L'expérience des réseaux qualité blé dur initiés par le G Benamor font actuellement tâche d'huile et sont repris par d'autres groupes céréaliers dont SIM, Metidji. Sans être la panacée cette tentative d'appui aux producteurs céréaliers est une initiative louable. Idem dans le cas de la laiterie Soumamm, celle-ci développe l'importation de génisses afin d'encourager la production locale. Même chose avec Danone Djurdjura qui développe l'appui lait auprès de ses éleveurs sous contrat.

Ces démarches d'intégration des producteurs locaux à la transformation de produits agricoles constituent un réel développement économique national. Seule cette démarche est créatrice d'emplois et d'indépendance économique.

 

Ces exemples mériteraient d'être suivis par la presse nationale et d'être analysés finement. Il en est de même pour nos agro-économistes. Ils devraient lancer des projets d'étudiants afin de suivre ces initiatives et voir dans quelle mesure celles-ci pourraient être transposable aux autres groupes agro-alimentaires à la traine avec 0% d'intégration.

 

L'EMBALLAGE NE FAIT PAS LE MOINE...

Car, ne nous y trompons pas. Un bel emballage n'est pas signe de production nationale. En la matière, l'emballage ne fait pas le moine. Le citoyen lambda mal informé2 peut crier au miracle devant les progrès du packaging. Mais l'analyse approfondie du contenant montre vite les tares d'un tel type de production. Certes la transformation de matières premières importées et leur conditionnement crée quelques emplois. Mais, ces emplois sont à comparer à ceux que créent les autres filières.

 

Quand Si Brahim Laïd produit à Ouzellaguen de l'huile d'olives, il fait travailler des ouvriers agricoles. Quand Si Lounis Hamitouche3 du groupe Soumamm importe des génisses et attribue des modules de 15 vaches laitières par agriculteur, il fait travailler plusieurs dizaines de familles algériennes. C'est d'abord celle du propriétaire du cheptel, mais c'est aussi celle du vacher, du producteur de foin, du transporteur de foin, du transporteur de lait, du vétérinaire, du maquignon, de celle des ouvriers travaillant dans la laiterie puis in fine de celle du propriétaire de la laiterie. Si la laiterie a un statut juridique de coopérative, les fruits du travail de chacun seront mieux répartis. Dans le cas d'une coopérative privée, c'est aux pouvoirs publics, à travers une fiscalité à la fois attractive et juste de permettre la juste répartition du fruit du travail de chacun. Que Si Othmani et Si Rebrab alignent de telles performances! Certes, ils ont fait travailler les grutiers au port d'Alger et de Bejaïa. Mais quant à bâtir une économie nationale productive basée sur l'emploi du plus grand nombre, on reste loin du compte. A part des châteaux de sable, on « nabni4 » rien du tout ainsi pourrait-on ajouter. A quand des boissons contenant du jus d'orange local et du sucre de betterave local?

 

DES ERREURS DE « JEUNESSE » A CORRIGER

On peut penser qu'il s'agit là d'erreurs de jeunesse. Et les déclarations des chefs d'entreprises en question sur l'efficacité de l'entreprise privée par rapport au secteur public laissent à penser qu'ils corrigerons vite le tir et nous permettrons d'effacer ces quelques pages de leur histoire. En la matière, il y a tout à gagner de partenariats avec des entreprises étrangères impliquées dans le win-win. L'importation de savoir-faire peut permettre à nos cadres nationaux et à la main d'oeuvre algérienne d'aller vers plus d'intégration de matière première nationale.

Il s'agit avant tout d'en produire. En première analyse, l'organisation de filières nationales est la voie royale. Comment? En mobilisant des énergies locales au niveau de clusters. Des prix rémunérateurs et des techniques culturales adaptées peuvent permettre aux producteurs locaux de progresser.

Les exemples de partenariat de SIM et de Cevital respectivement avec les universités de Blida et de Bejaïa sont des exemples à suivre.

L'exemple récent de l'augmentation de la production de pomme de terre en est un bel exemple.

L'actuelle période d'aisance financière doit inciter tout un chacun à cet objectif de plus d'intégration. Plus tard, cela sera plus difficile. Par ailleurs, une adhésion mal négociée à l'OMC peut être le fossoyeur d'une industrie agroalimentaire nationale. Raison pour mettre les bouchées doubles et de faire les bons choix. Aux pouvoirs publics d'inciter, voire d'imposer progressivement de meilleurs taux d'intégration. Il ne s'agit pas de demander par exemple à un fabricant de jus d'incorporer 100% d'oranges locales dans ses produits. Mais on serait en droit d'attendre 5 ou 10%. Idem pour la margarine. Il est quand même difficilement concevable que quand on est producteur de jus de fruits on ne se préoccupe pas d'incorporer des produits locaux. Certes, la production locale est faible, mais la logique voudrait que les industries agro-alimentaires tissent des liens avec les agriculteurs locaux au moins concernant les agrumes. Alors que certains PDG parlent des lourdeurs du système étatique les a-t-on vus une fois dans un verger d'orangers? En France, il nous a été donné de voir des techniciens de l'agroindustriel Bonduelle parcourir des champs de haricots afin de conseiller les agriculteurs.

 

N'EST PAS CAPITAINE D'INDUSTRIE QUI VEUT

Les industriels privés se doivent d'avoir cette approche dite du « patriotisme économique ». Qu'ils analysent correctement le contexte national et international. Les industriels privés ont tout intérêt à une politique de l'emploi et donc à un plus grand taux d'intégration de matière première locale. Seule cette politique de l'emploi et donc d'un pouvoir d'achat conséquent peut permettre d'élargir le marché local. Il est du devoir de la société civile et des associations de chômeurs d'intervenir également dans ce débat. Car quel avenir en matière d'emplois pour nos enfants pourrait offrir une économie nationale tournée vers la seule satisfaction d'actionnaires étrangers? N'est pas « capitaine d'industrie » qui veut.

1 Qu'on ne nous dise pas que celle-ci ne pousse pas en Algérie. Les Marocains produisent 50% de leur besoins en sucre.

2Le dépouillement de la presse nationale francophone montre qu'à de rares exceptions, les articles ne détaillent pas assez les processus de fabrication. Par ailleurs, les journalistes réagissent à un événement. Cependant, ils ne sont pas les auteurs de dossiers fouillés comme on serait en droit d'attendre. Il faudrait des journalistes plus spécialisés sur des dossiers économiques comme cela se fait dans les grands organes de la presse étrangère.

3 Avec fierté, Lounis Hamitouche, ajoute : « Notre objectif principal est d’être complètement autonome en matière de production de lait à l’horizon 2016. Le taux d’intégration de lait de vache frais est à hauteur de 40%, mais il ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que le volume de lait collecté croît en importance. Ce volume annuel global, qui était de 20 millions de litres en 2010, est passé à 120 millions de litres collectés en 2012. » Soummam a aussi lancé et financé un programme d’accompagnement des éleveurs en matière de formation, d’hygiène, d’alimentation, de collecte de lait, d’équipements spécialisés et de stockage de la matière première. Sources: Nouvelles Africa 8.01.2014.

4« Nabni », construire en arabe.

 

Comment nourrir 37 millions d'Algériens?

Djamel BELAID. Publié le 19 octobre 2013.

 

 Depuis une cinquantaine d'années le consommateur algérien mange à sa faim. Par ailleurs, une transition alimentaire s'opère: la part de protéines dans sa ration alimentaire journalière est en progression. Pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi. Durant les années 1800, avec la colonisation, de terribles famines ont décimé la population. Plus proche de nous, durant les années 1930 des disettes ont touché les campagnes algériennes. Albert Camus a décrit cette misère dans les campagnes et ces hordes d'enfants affamés et en haillons. Alors que nous vivons dans l'illusion de l'abondance de nourriture, sommes nous totalement à l'abri de ces épisodes terribles?

 

Du champ à l'assiette.

 

A travers le monde, le travail des agriculteurs les plus performants permet en moyenne de produire 4 600 kcal par jour et par personne. En fait, il ne s'agit que d'une disponibilité alimentaire apparente. Car, à ces 4 600 Kcal, il s'agit d'en ôter 600 perdues lors du transport et de la conservation des récoltes. Des 4 000 restantes, 800 sont perdues par gaspillage. Sur le lot de calories restantes, il faut encore déduire celles devant servir à l'alimentation des animaux d'élevage (1700 Kcal). En retour, les produits animaux ne procurent à l'homme que 500 kcal. En définitive, l'agriculture moderne n'apporte au consommateur que 2 500 kcal par jour.

 

Avant d'aborder la question de l'augmentation de la production agricole dans les champs, examinons le parcours de ces produits du champs à l'assiette du consommateur algérien.

 

Les pertes à la récolte.

 

Le climat local sec et la consommation principale d'amidon sous forme de grains de céréales permet une meilleure conservation des récoltes. Il faut cependant tenir compte de l'évolution de la ration alimentaire. Avec l'augmentation du niveau de vie, les protéines animales (lait, viandes, oeufs, légumes et fruits) sont plus présentes. La consommation de pomme de terre prend une part de plus en plus importante. Or, il s'agit là de denrées extrêmement périssables. Lait, oeufs et pommes de terre doivent être conservées à des températures inférieures à 5°C voir plus parfois. Cela exige tanks réfrigérés pour le lait et chambres froides pour les autres produits.

 

Il y a encore quelques années, à l'Ouest du pays, les récoltes de pommes de terre étaient entreposées à l'ombre des arbres. L'année dernière, face à l'abondance des récoltes de pomme de terre, la presse nationale rapporte qu' il a été question de recourir aux chambres froides de l'armée.

 

Mais même les céréales récoltées ne sont pas à l'abri des rongeurs et oiseaux. Les organismes de collecte disposent de silos, mais les périodes de moissons sont à l'origine de tensions propices à des pertes.

 

Que faire?

  • Développer la production de silos métalliques, encourager le stockage à la ferme par un système de primes.

  • Développer l'industrie locale du froid et de la ventilation à 5°C.

  • Développer la transformation des fruits et légumes à faible durée de conservation par les procédés de séchage (figues, tomates), de déshydratation (flocons de pomme de terre), de mise en conserve ou d'ionisation.

Les pertes et gaspillages de produits alimentaires en Algérie.

 

Le développement de l'équipement des ménages en réfrigérateurs permet une meilleure conservation des aliments et de réduire les pertes de produits alimentaires. Le gaspillage est sans commune mesures avec celles existantes en Europe. Mais, concernant le pain, il est encore fréquent de voir des baguettes entières finir dans des poubelles. Dans les cantines scolaires et restaurant de collectivités, il n'est pas rare de voir des assiettes à moitié entamées finir dans les poubelles.

 

Que faire?

  • sensibilisation du consommateur,

  • distribution de portions plus petites en restauration collective,

  • utilisation des restes en alimentation animale (signatures d'accords entre collectivités et élevages, développement de micro poulaillers familiaux de poules pondeuses),

  • compostage ou méthanisation des déchets alimentaires.

 

Le compostage des déchets organiques peut être une source de fertilisants naturels pour l'agriculture. A l'étranger, une directive européenne prévoit l'interdiction progressive de la mise en décharge des déchets organiques. A partir de 2016, ceux-ci devront tous avoir été mis en plate-forme de compostage.

 

Perte à la conversion par les animaux d'élevage.

 

Pour un équivalent calorie produite par un animal, il en faut 5 d'origine végétale. C'est dire la faible rentabilité des élevages. La production de volailles possèdent cependant un taux de conversion des produits végétaux supérieur à celle des ruminants. Et, en Algérie, l'accent a très tôt été mis sur la production de viande blanche afin de satisfaire la couverture protéique des consommateurs. Cependant, l'élevage avicole local présente plusieurs inconvénients:

  • importations croissantes et massives de maïs et de soja,

  • importation de souches de poules étrangères.

Quant à l'élevage de ruminants, les inconvénients sont divers:

  • forte mobilisation de l'irrigation pour produire des fourrages,

  • surpâturage ovin à l'origine d'un grave processus de désertification de la steppe.

 

Si l'élevage des ruminants présente un faible rendement de conversion, il représente une production rémunératrice pour l'agriculteur. Il permet également la production de fumiers permettant la fertilisation des champs.

 

 

Que faire?

  • produire au moins partiellement localement des substituts au maïs et soja. Ces deux cultures sont difficiles à produire localement car elles nécessitent de grandes quantités d'eau.

  • produire localement du maïs par les techniques les plus efficientes d'irrigation (goutte à goutte enterré),

  • produire des fourrages locaux adaptés aux conditions climatiques (médicago sur jachères pâturées, sorgho, sulla, ...),

  • proposer aux consommateurs des substituts protéiques à la viande: soja, pois-chiches, lentilles. A ce jour, malgré le niveau des importations de viandes et d'aliments d'élevage, il n'a jamais été proposé au consommateur algérien du lait et fromage de soja, de la charcuterie hallal au soja. Quant aux pois-chiches et lentilles, si leur culture est largement subventionnée, le secteur agro-alimentaire n'a pas exploité toutes les possibilité d'utilisation de ces deux légumineuses.

 

ENCADRE: Remplacer partiellement le maïs par de l'orge.

L’ITELV (Institut Technique des Elevages) a réalisé des essais d'alimentation de poulets de chair avec de l'orge. Cet organismes conclut: « nous confirmons l’incorporation de l’orge sans additifs enzymatiques dans l’aliment du poulet de chair à des taux atteignant les 20% et 25% (respectivement pour les phases croissance et finition).

Ces taux ne détériorent pas l’efficacité alimentaire (Indice de Consommation), engendrant ainsi des niveaux de performances ( Poids vifs et gain de poids) qui ne présentent aucune différence sur le plan statistique par comparaison au témoin (Aliment à base de Maïs – soja) 2205gr Vs 2150gr et 1.85 Vs 1.83 pour (le poids vif et l’indice de consommation).

L’aliment présenté sous forme de granulé a permis l’obtention des meilleures performances (meilleure conversion alimentaire). Les facteurs antinutritionnels que renferme l’orge ne semblent pas avoir d’effets négatifs sur la consommation d’aliment et le taux de mortalité. Par ailleurs, la formule contenant l’orge permet une économie de 14% et 16% de Maïs pour (les phases de croissance et finition) par rapport au témoin, et a réduction du coût de production du kg de viande blanche pour le traitement orge ».Sources: Bulletin Trimestriel N°1–Janvier 2012

 

 

 

Produire, mais avec moins de terres agricoles.

 

Une fois les pertes, entre parcelles et assiettes, réduites éliminées voyons comment produire plus de produits agricoles. L'un des premiers facteurs est la terre. Or la terre agricole algérienne est menacée par le béton et le bitume.

 

Les pouvoirs publics ont une responsabilité première quant à la préservation des terres agricoles. Ils peuvent s'appuyer sur plusieurs outils: plans locaux d'occupation des sols (avec destruction des constructions illicites), définition d'un mode de construction en hauteur, politique fiscale (instauration d'une taxe d'habitation élevée en zone Nord), …

 

Mais les terres agricoles ne sont pas seulement menacées par le bitume et le béton. Elles sont guettées par l'érosion hydrique et éolienne, la désertification (parcours steppiques) et la salinisation* par l'eau d'irrigation en absence de drainage.

 

Sans vouloir minimiser la grave menace que constitue l'urbanisation, il reste à souligner une évidence: même sous le béton, la Mitidja reste. Une urbanisation réduite et maîtrisée ne doit pas faire oublier la nécessité de développer une agriculture urbaine et péri-urbaine. Celles-ci peuvent prendre différentes formes:

  • jardins familiaux privés ou sur mini-concessions annuelles accordées par les APC,

  • jardins potagers dans les parcs des entreprises et administrations,

  • encouragements à la plantations d'arbres fruitiers et de vignes dans les cours privées mais aussi en pied d'immeubles fertilisées par du compost de déchets ménagers et arrosés par de l'eau recyclée,

  • ceintures d'exploitations maraichères voire d'élevages autour des villes, voire parfois maillées à la ville comme au Japon.

 

Au moment où le consommateur est de plus en plus un urbain coupé de ses racines rurales, la pratique du jardinage est le moyen de rappeler la difficulté de faire pousser des plantes et donc de lutter contre le gaspillage de produits alimentaires.

 

Que faire?

  • Promouvoir les techniques dites « d'agriculture de conservation » (abandon du labour qui fragilise le sol et l'expose à l'érosion),

  • adapter la charge de mouton à la richesse des parcours steppiques et impliquer les éleveurs par une politique de concession contrôlée et sur le long terme de ces parcours,

  • développement du drainage en zones irriguées,

  • développer les cultures maraichères « hors-sols » sous serres (tomates, concombre, salades, …). Les plantes poussent alors sur de la fibre de coco ou plongent directement leurs racines dans une solution nutritive.

 

 

Les techniques raisonnées au service de l'agriculture.

 

Malgré les énormes progrès techniques réalisés ces dernières années, les exploitations agricoles présentent encore des gains de productivité certains.

 

L'irrigation: L'eau reste le principal facteur limitant des rendements. Face aux colossaux investissements réalisés par l'Etat, il reste à développer les techniques d'irrigation les plus efficientes: aspersion, goutte à goutte.

La fertilisation des cultures: Les engrais sont encore insuffisamment utilisés. Cela est dû à leur prix mais également à une mauvaise adaptation de ces engrais aux types de sols.

Les produits phytosanitaires: De plus en plus décriés en Europe, les herbicides, insecticides et fongicides constituent pourtant de puissants outils d'augmentation des rendements. Utiliser de l'engrais et des semences sélectionnées en absence d'herbicides, c'est perdre 50% du potentiel de la culture. Ne pas traiter un champ de blé contre le risque de rouille (attaque de champignons), c'est risquer de perdre 80% de la récolte.

 

Des progrès énormes peuvent être également attendus par l'utilisation de variétés sélectionnées et par la mobilisation des sources de matières organiques afin d'en faire des amendements organiques (le terreau agricole constitue une véritable éponge pour le sol). En élevage, le manque d'amélioration des races de bovins et ovins locaux est à l'origine de gains de croissance faibles. Alors que les ressources fourragères sont limitées, il faut plus de temps et donc plus d'aliments aux animaux locaux qu'à ceux sélectionnés en Europe.

 

En la matière des évolutions récentes sont riches d'espoirs:

  • implication (certes encore non suffisante) de techniciens et d'ingénieurs agronomes et vétérinaires au plus près des exploitations,

  • création d'associations professionnels de plus en plus représentatives,

  • développement de réseaux de vulgarisation et de vente d'agro-fournitures par des firmes privées.

     

Il faut relever que si l'innovation technique a pour but d'augmenter les rendements et la qualité des produits, cela passe avant tout par la levée de l'incertitude qui pèse sur l'investisseur agricole. Que ce soit le petit paysan qui s'apprête à louer un tracteur pour labourer et ensemencer 10 hectares de blé ou à l'agriculteur décidé à installer des serres. Dans tous les cas, ils sont confronté à l'incertitude des prix mais surtout à l'incertitude climatique.

 

Or, une innovation majeur est apparue ces dernières années avec le non labour avec semis direct. Cette technique économise l'eau du sol et stabilise les rendements même en année de sécheresse. Il s'agit là d'une possibilité de levée de cette incertitude pour le secteur des grandes cultures: blé, orge, légumes secs, fourrages de vesce-avoine qui représentent la majorité des cultures.

 

La diffusion de l'innovation technique en agriculture.

 

A ce propos il est à remarquer la diffusion remarquable de nouvelles techniques par le biais de contacts accrus des agriculteurs avec des sociétés étrangères ou des sociétés locales d'agro-fournitures:

  • emploi de produits contre les carences en fer et autres oligo-éléments des cultures dont les arbres fruitiers,

  • emploi de fongicides contre la rouille du blé.

 

 

 

Amélioration de techniques anciennes.

 

En agriculture, certaines façons de faire peuvent se trouver du jour au lendemain dépassées.

De nouvelles techniques de densification des plantations d'arbres (agrumes, oliviers, …) permettent de produire plus par unité de surface. Dans le cas de l'olivier, des densités de plantations très élevées combinées à la fertigation permettent d'entrevoir des récoltes mécanisées.

 

En élevage, l'orge traditionnellement donnés aux ovins et bovins peut être enrichie par de l'urée. Ce produit est assimilable par la micro-flore de la panse des ruminants. Diluée dans de l'eau, l'urée peut servir à hydrater les pailles et ainsi les enrichir en azote assimilable par les animaux.

 

La culture de la tomate sous serre a depuis peu évolué. Les racines ne sont plus en contact avec le sol. Elles plongent dans un substrat riche en fibres de coco et reçoivent une solution fertilisante avec l'eau d'irrigation. La serre étant fermée aux éventuels insectes parasites, la pollinisation se fait par élevage de bourdons pollinisateurs.

 

Depuis peu, afin d'améliorer la nutrition azotée mais aussi en phosphore se développe la technique des cultures associées combinant une céréale à une légumineuse.

 

ENCADRE: le goutte à goutte enterré.

Les nouveaux équipements goutte à goutte, en particulier les gaines en polyéthylène diffusées par certains fabricants

ont bénéficié de perfectionnements qui permettent de les enterrer, à une profondeur inférieure à celle du labour (30 cm environ). En effet, ces gaines sont équipées de goutteurs (espacés de 30 à ou 40 cm, en général) présentant un débit qui reste proche du débit nominal, et avec une bonne uniformité, lorsqu’ils fonctionnent dans la plage de variation de pression (0,5-1 bar) recommandée par le fabricant. Le caractère innovant de cet équipement réside dans le fait qu’il s’oppose à l’intrusion dans les goutteurs des particules du sol et des racines. De plus, les goutteurs sont dotés d’un système anti-siphon et la gaine se vidange automatiquement sitôt l’eau coupée. Ces caractéristiques les éloignent des systèmes testés il y a plus de vingt ans en France, comme les tuyaux poreux. Enfin, d’après les constructeurs, la durée de vie serait de l’ordre de quinze ans pour ce SDI. Dans la mesure où cette durée peut être effectivement atteinte, le SDI surpasserait largement d’un point de vue économique la technique du canon enrouleur selon Lam et Trooien (2003), surtout si l’on se situe dans la partie basse de la fourchette de prix affichée par les fabricants (entre 2 500 et 5 000 euros/ha).Sources: Sciences Eaux & Territoires n°11 – 2013 Jean Claude MAILHOL, Pierre RUELLE, Cyril DEJEAN et Patrick ROSIQUE Irstea, centre de Montpellier, UMR-G-EAU Gestion de l’eau, acteurs et usages 361 rue J.-F. Breton, BP 5095 34196 Montpellier Cedex 5 �� jean-claude.mailhol@irstea.fr �� pierre.ruelle@irstea.fr �� cyril.dejean@irstea.fr �� patrick.rosique@irstea.fr

 

 

Nouveaux procédés et nouveaux types d'aliments.

 

En la matière, de part le monde les innovations sont nombreuses.

 

La culture de micro algues permet un rendement photosynthétique plusieurs fois supérieur à des plantes cultivées.

 

Les insectes convertissent de façon plus efficace les végétaux en protéines nobles. En Asie depuis longtemps larves et insectes sont cultivés à des fins culinaires. En Afrique sahélienne et dans le Sud de l'Algérie, les criquets sont utilisés en alimentation animale. Une jeune entreprise française prévoit de produire de façon industrielle des vers de farine afin de produire un aliment pour le bétail.

 

La production de sucre est traditionnellement permise par la canne à sucre, la betterave sucrière. En Algérie, il serait intéressant de se pencher sur la culture d'agaves. Au Mexique sur des terrains pratiquement désertiques, cette plante produit jusqu'à 70 litres par pied d'un sirop très riche en sucre.

 

En conclusion: produire, mais...

 

Le rôle de l'agriculture et des secteurs en amont et en aval est immense: éviter les famines qui autrefois décimaient la population. Il ne s'agit pas seulement de produire des aliments mais également de veiller à l'équilibre du milieu naturel: absence d'érosion et maintien de la biodiversité.

 

Elle doit également être source d'emplois. Cela implique une aide aux exploitations familiales et pas seulement à de grandes exploitations rivalisant techniquement avec leurs homologues à l'étranger.

 

L'agriculture est également un secteur qui demande d'importants investissements.

 

(*) un observateur de ce phénomène a pu dire qu'en Algérie nous avons même réussi à « désertifier le désert ».

 

 

ALGERIE: REHABILITER LA SOUPE AUX POIREAUX?


Questionné à propos des besoins locaux en céréales le DG de l'ITGC Mr Omar Zaghouane déclarait récemment à Fella Midjek dans les colonnes du quotidien Horizons* que «les habitudes alimentaires font que nous consommons beaucoup de farine ».

Effectivement, la cuisine algérienne actuelle laisse une grande part aux plats en sauce et le pain prend une grande place. Idem avec l'alimentation rapide de type « fast food ». Outre, le recours à la farine et aux matières grasses importées, ce type d'alimentation qui laisse peu de place aux légumes est à l'origine de maladies (diabète, infarctus, hypertension).

 

La séquence « Émission de solutions** » projetée sur France 2 après le JT de 20h sur France 2 ce 7 décembre évoquait la nécessité de ré-introduire des légumes dans les menus des familles. Une association de quartier montrait à cette occasion comment cuisiner soupe de navets ou purée de pomme de terre et poireau. Auprès des parents et d'une animatrice des enfants aidaient à éplucher des légumes.

 

Ne faudrait-il pas essayer de modifier les habitudes alimentaires locales et ré-apprendre à utiliser plus de légumes frais ou simplement cuits à l'eau? Certes, pour les budgets modestes, le prix des légumes frais et des protéines constitue une charge non négligeable et il est plus facile de se tourner vers des produits soutenus par les pouvoirs publics. Cependant, nous restons convaincus qu'une assiette de poivrons et tomates frits pour le dîner pourrait avantageusement être remplacée du point de vue santé par une soupe de légumes. Les plats frits restent trop présents dans notre mode d'alimentation. Or, ces pratiques ne constituent pas la norme. Il suffit de voir la cuisine chinoise où les plats à la vapeur se taillent une belle part.

« L'Algérie pourra-t-elle subvenir à ses besoins céréaliers » demandait en fin d'interview la journaliste au DG de l'ITGC. La réponse tomba telle un couperet de la part de cet expert céréalier « c'est impossible! ». Il est donc temps que nous apprenions à consommer plus de légumes frais...

D BELAID 8.12.2013

 

(*) Horizons 16 Août 2013.

(**) à l'initiative de la Macif.https://www.macif.fr/web/site/groupe/accueil/.../emission_de_solutions

 

 

Air Algerie landing Algiers

 

Cette vue aérienne de la région d'Alger montre la forte urbanisation. Entre les habitation, on peut observer des terrains qui pourraient être consacrés à des jardins familliaux.

www.youtube.com/watch?v=Cd1PtDouVNs

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Huile de menthe.

Principe: par distilation. Usage: bloquer la germination des pommes de terre

 

www.google.com/patents/WO2009068803A2?cl=fr

 

Semoir semis-direct:

Essai d'un prototype.

www.youtube.com/watch?v=SJcHIT7HY3c

 

 

Démarche cluster Unido * * * *

Comment développer son activité au sein d'un cluster

dans sa région. Cas de l'olive à Bouira.

www.unido.org/fileadmin/user...we.../interno_web_DEF.pdf
 
 

 

Utiliser le fumier

des élevages.

 

Production de biogaz

 

 

 

Traitement de semences

Semences de ferme.

 
www.youtube.com/watch?v=N-oqfVDvAnQ

 

 

 

How To Use A Pressure Canner

Atelier de conserves

www.youtube.com/watch?v=A-fFAlldDKM

 

How To Make Seitan - Viande végétale

www.youtube.com/watch?v=s9vHa66Bm5E

 

 

Espaces verts machine élagage taille

Elagage des arbres en ville ou en verger.

www.youtube.com/watch?v=uX3dgBNigRU

 

Contact:

www.coupeco.com/coupeco/contents/tailler_arbre_elagage/index.jsp?...

 

 

NOUVELLES TECHNOLOGIES

 

Irrigation nano

au Maroc.

 

Semoir Semis direct Irakien****

Ras Ar-Rumuh - YouTube

Vidéo pour "https://youtu.be/pS1yuxCH844"
www.youtube.com/watch?v=pS1yuxCH844
 

 

Grass Farmer 1414 - YouTube

Pour semer la jachère pâturée

Vidéo pour "https://youtu.be/plIp8DTJFKM"
https://www.youtube.com/watch?v=plIp8DTJFKM
 

 

Aquatrad Subsurface Drip System

www.youtube.com/watch?v=-DBdZ1XvRAo

 

 

ACTU ENTREPRISES

 

Vidéo pour "http://youtu.be/OPMTbk9vTIQ"
www.youtube.com/watch?v=OPMTbk9vTIQ

 

Tapis et revêtements (Algerian Bovines)

www.youtube.com/watch?v=fHrLyufuxCI

 

 

C O U P  DE C O E U R

قناة الشروق - تقنية البذر المباشر ITGC - semis ... - YouTube

Vidéo pour "https://youtu.be/xI254EcfDzs"
 
 
 
https://www.youtube.com/watch?v=xI254EcfDzs

 

Crème au chocolat - chef iatto tv - YouTube

"Danettes" au lait de soja et agar-agar

Vidéo pour "https://youtu.be/Vdch6K-mP9M"
www.youtube.com/watch?v=Vdch6K-mP9M

 

 

 

Engrais céréales

Solution Profert Azosul

 

 

 

 

Agrumes intensifs

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Désherbage bio - YouTube

Vidéo pour "https://youtu.be/q7Wyv0uTfp8"

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Betterave sucre au Maroc

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L'auteur de ce site est un ingénieur agronome ayant travaillé sur le terrain en Algérie (Batna) et en France (Oise). Passionné d'agronomie et d'une curiosité insatiable, il se propose d'être un "passeur de savoir".

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